Un trou noir de 40 milliards de fois la masse du Soleil détecté, un record

Illustration d'un trou noir supermassif situé au cœur de la galaxie NGC 3783. [© M. KORNMESSER / EUROPEAN SOUTHERN OBSERVATORY / AFP]

Un monstre de l'espace. Le «Très Grand Téléscope» de l'Observatoire européen austral (ESO), situé au nord du Chili et destiné à étudier les astres, a détecté le trou noir le plus massif jamais recensé par mesure directe à ce jour.

Une petite leçon d'astronomie pour commencer : la présence de ces gigantesques trous noirs, nichés au cœur des galaxies, assure le dynamisme global de la galaxie. Grâce à leur masse importante, ils attirent et absorbent en effet les étoiles et le gaz de toute la galaxie, favorisent les collisions entre les astres et creusent un «trou» dans la structure de l'espace-temps, comme prédit par la théorie de la relativité générale d'Albert Einstein.

Si l'ampleur des trous noirs supermassifs dépasse souvent l'entendement, la masse et les dimensions de celui-ci donnent le tournis. D'après les estimations des scientifiques, publiées dans la revue The Astrophysical Journal, sa masse équivaudrait à 40 milliards de fois la masse du Soleil. Un record absolu.

A 700 millions d'années-lumière...

Pour l'observer de plus près, il faudrait en théorie se rendre au centre de Holmberg 15A, une galaxie supergéante située dans l'amas de galaxies Abell 85, lui-même situé à 700 millions d'années-lumière de la Voie lactée, notre propre galaxie. A titre de comparaison, celle-ci a un trou noir de 4 millions de fois la masse du Soleil – soit 40.000 fois moins que celui de Holmberg 15A.

Quant à la taille de son horizon (qui marque la «frontière» du trou), elle est estimée à 112 milliards de kilomètres, ce qui correspond à vingt fois la distance entre le Soleil et Pluton, la planète (requalifiée planète naine depuis 2006) le plus éloignée de notre étoile.

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