Brexit : les députés britanniques refusent à nouveau des élections anticipées, le Parlement suspendu

Les jours se suivent et se ressemblent pour le Premier ministre britannique. Les députés lui ont infligé un nouveau revers, refusant une fois de plus de déclencher des législatives anticipées.

Boris Johnson souhaitait de nouvelles élections avant le 15 octobre. Mais sa proposition n'a recueilli que 293 voix pour, loin des deux tiers des sièges requis pour déclencher des élections générales. 

Avant le vote, le chef de gouvernement avait souligné qu'il ne demanderait «pas un nouveau report» du Brexit, prévu le 31 octobre. Ce, malgré l'entrée en vigueur de la loi demandant un nouveau report du Brexit. La semaine dernière, les députés avaient adopté un texte obligeant le Premier ministre à demander un tel report s'il n'obtenait pas d'accord d'ici au 19 octobre, juste après le sommet européen. Une manière pour les députés d'écarter la perspective d'un «no deal», un Brexit sans accord. 

Recours en justice, démission ou autre, Boris Johnson n'a pas expliqué comment il compte s'y prendre, pour contourner cette loi. 

Boris Johnson est vivement opposé à tout nouvel ajournement du Brexit, initialement prévu pour le 29 mars et déjà reporté deux fois, si aucun compromis n'est trouvé. En visite en Irlande lundi, avant la séance au Parlement, il a réitéré sa détermination à sortir à tout prix de l'UE le 31 octobre, sous peine d'infliger un «dommage permanent» à la confiance des Britanniques envers la démocratie, après le référendum de 2016 qui a tranché à 52% pour le Brexit. Tout nouveau délai devra encore être approuvé à l'unanimité des 27 autres Etats membres de l'Union européenne.

Suspension du Parlement

Pour l'heure, le Royaume-Uni est donc plus que jamais dans l'impasse. D'autant plus que la séance à Chambre des communes était la dernière avant la suspension très controversée du Parlement pendant cinq semaines décidée par Boris Johnson.

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