Iran: une femme jugée pour être entrée dans un stade s'immole par le feu

Des femmes iraniennes regardant un match de l'Iran en dehors du stade durant la Coupe du monde 2018. [ATTA KENARE / AFP]

Un geste fatal en guise de protestation. Une Iranienne poursuivie pour avoir tenté d'assister à un match de football, bravant l'interdiction faite aux femmes en Iran d'enter dans les stades, s'est immolée par le feu il y a une semaine. Elle est décédée suite à ses blessures.

Sahar (un pseudonyme) était devenue un symbole des injustices faites aux femmes en Iran, son sort étant évoquée sur les réseaux sociaux sous le hashtag «blue girl» (la femme bleue), en référence aux couleurs de son club de coeur, l'Estaqal de Téhéran.

Elle avait été arrêtée en mars après avoir tenté d'enter dans le stade de son équipe, puis emprisonnée durant trois jours, avant d'être relâchée. Après avoir attendu son procès durant six mois, l'audience avait été repousée car le juge avait «une urgence familiale».

Les femmes bannies des stades depuis 1981

Elle serait ensuite retournée au tribunal pour récupérer son téléphone. Selon des témoins, elle aurait alors entendu quelqu'un évoquer son cas, affirmant qu'elle pourrait être condamnée à six mois à deux ans de prison. En sortant du bâtiment, elle s'est immolée par le feu.

La loi iranienne interdit aux femmes d'assister à des évènements sportifs depuis 1981, une interdiction qui avait été levée temporairement l'année dernière pour permettre aux femmes de suivre le parcours de l'Iran à la Coupe du monde de football.

La FIFA avait posé un ultimatum à l'Iran pour lever l'interdiction avant le 31 août dernier, sans résultat pour le moment.

À suivre aussi

Belle histoire Moqué pour son t-shirt, un petit garçon va réaliser son rêve d’intégrer l’université du Tennessee
International Donald Trump confirme la mort d'Hamza, le fils préféré d'Oussama Ben Laden
Après la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump en juillet 2017 lors du G20 à Hambourg, des responsables des services de renseignement américains ont affirmé que leur président avait peut-être discuté d'informations classifiées avec son homologue russe.
International Les Etats-Unis ont dû exfiltrer un espion de Russie en 2017 à cause de Donald Trump

Ailleurs sur le web

Derniers articles