Mort mystérieuse du garde du corps du roi Salman d’Arabie Saoudite

Selon la thèse relayée par les autorités saoudiennes, Abdelaziz al-Fagham serait mort à Jeddah suite à un «conflit personnel» avec un certain Mamdouh al-Ali.[AFP]

Le mystère reste entier après la mort samedi du garde du corps du roi Salman d’Arabie Saoudite, le général Abdelaziz al-Fagham. L’homme venait d’être licencié et aurait eu connaissance d’informations secrètes concernant le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Selon la thèse relayée par les autorités saoudiennes, Abdelaziz al-Fagham serait mort à Jeddah suite à un «conflit personnel» avec un certain Mamdouh al-Ali qui, pour une raison restant à déterminer, a tiré sur lui à plusieurs reprises avec une arme à feu. D’autres personnes, dont un ouvrier philippin et le frère du propriétaire des lieux où la fusillade est survenue, ont également été blessées. L’assaillant, lui, serait mort.

Depuis l’annonce de son décès, les spéculations vont bon train et la version communiquée par Riyad peine à convaincre, certains allant même jusqu’à évoquer un hypothétique meurtre commandité par le pouvoir en place, pour empêcher le général Abdelaziz al-Fagham, surnommé l’ange gardien du roi Saoudien, de dévoiler le contenu des détails dont il aurait eu connaissance au sujet de l’assassinat de Jamal Khashoggi.

Jeudi 26 septembre, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, surnommé «MBS», avait dit à la chaîne de télévision américaine PBS qu'il assumait la responsabilité du meurtre du journaliste dissident mais assuré qu'il n'en avait eu connaissance qu'après les faits.

Pour rappel, le 2 octobre 2018, Jamal Khashoggi, qui collaborait notamment avec le Washington Post et résidait aux Etats-Unis, avait été tué puis démembré dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d'agents saoudiens. Selon des informations émises par la presse américaine, la CIA estimerait que l'assassinat a probablement été commandité par Mohammed ben Salmane.

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