Fortnite : des parents d’enfants accros poursuivent l’éditeur du jeu en justice

L'un des adolescents auraient disputés 7 700 Battle royale depuis deux ans.[© Epic Games]

Des graphismes pop, des parties ultra rythmées et un mode de jeu extrêmement simple (il faut rester le dernier en vie), le succès de Fortnite ne se dément pas. Mais il connait aussi son retour de bâton, notamment de la part de parents de joueurs, qui accusent Epic Games, la société éditrice du jeu, de rendre leurs enfants accros.

Sorti durant l’été 2017, le mode «Battle royale» du jeu a attiré plus de 250 millions de gamers, qui doivent pour l’emporter être le dernier personnage toujours debout parmi les 100 parachutés sur une île, dont le terrain d’affrontement se rétrécit petit à petit au fil des éliminations.

Un principe très addictif pour de nombreux adolescents, que dénoncent les avocats des parents de deux jeunes canadiens de 10 et 15 ans. Ils ont déposé une demande d’action collective contre Epic Games. Les garçons «ont tous les symptômes d’une dépendance grave, qui cause également un stress important dans les familles», indique l’une des avocates. Celui de 10 ans a ainsi joué 1 800 fois à la Battle royale en quelques mois, tandis que celui de 15 ans aurait lancé 7 700 parties depuis 2017, rapporte le dossier.

le «trouble du jeu vidéo», une pathologie mentale

Alors que des programmes de désintoxication à Fortnite ont ouvert, d’autres parents se seraient manifestés depuis le dépôt de l’action collective. Parmi les jeunes joueurs, «beaucoup ont développé des problèmes : ils ne mangent plus, ne prennent plus de douche et ne socialisent plus», indique le document transmis à la Cour supérieure du Québec.

Si la question de l’addiction aux jeux vidéo suscite un large débat, l’Organisation mondiale de la santé a reconnu en 2018 l’existence d’un «trouble du jeu vidéo», en le classant parmi les pathologies mentales.

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