Commission européenne : la candidature de Sylvie Goulard rejetée par les eurodéputés

Sur Twitter, Sylvie Goulard a dit «prendre acte» de cette décision. [Kenzo TRIBOUILLARD / AFP]

Sylvie Goulard, ancienne ministre française désignée par le président Emmanuel Macron pour siéger dans la future Commission européenne, a vu jeudi 10 octobre sa candidature rejetée à une forte majorité lors d'un vote des eurodéputés, a appris l'AFP auprès de sources parlementaires.

Parmi les eurodéputés appelés à s'exprimer, 82 ont voté contre, 29 pour et un s'est abstenu, selon les mêmes sources.

Deux enquêtes sont en cours, l'une par la justice française, l'autre par l'office anti-fraude de l'UE (Olaf), sur la participation de Sylvie Goulard à un système d'emplois fictifs pour son parti, le MoDem (centre).

Des interrogations ont également été émises sur les activités ayant justifié d'importantes rémunérations obtenues entre 2013 et 2016 de l'institut Berggruen, fondé par le milliardaire germano-américain Nicolas Berggruen, alors qu'elle était députée européenne.

Sylvie Goulard «prend acte»

Sur Twitter, Sylvie Goulard a dit «prendre acte» de cette décision, «dans le respect de la démocratie». 

De son côté, Emmanuel Macron a dit «ne pas comprendre» les raisons du rejet de la candidature de Sylvie Goulard, évoquant d'un ton acide «ce qui s'est joué de ressentiment, peut-être de petitesse» dans le vote des eurodéputés.

«Je me suis battu pour un portefeuille, j'ai soumis trois noms», a commenté le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à Lyon: «On m'a dit 'votre nom est formidable, on le prend' et puis on me dit finalement 'on n'en veut plus'. Il faut qu'on m'explique».

Sur proposition d'Emmanuelle Macron, Sylvie Goulard avait été désignée par la présidente allemande de la nouvelle Commission, Ursula von der Leyen, pour un important portefeuille regroupant le Marché intérieur, l'Industrie, la Défense, l'Espace, le Numérique et la Culture.

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