Au Zimbabwe, 55 éléphants sont morts à cause de la sécheresse

Les grandes sécheresses mettent en danger la faune et la flore et pénalisent l'économie du Zimbabwe. Les grandes sécheresses mettent en danger la faune et la flore et pénalisent l'économie du Zimbabwe. [MARTIN BUREAU / AFP]

Au moins 55 éléphants sont morts de faim et de soif depuis deux mois, dans la principale réserve du Zimbabwe, ont annoncé les autorités locales lundi 21 octobre. Une grande sécheresse qui affecte également les populations locales.

«La situation est désespérante», a déclaré Tinashe Farawo, porte-parole du Parc National de Hwange, plus grande réserve naturelle du Zimbabwe. Plusieurs éléphants ont été retrouvés morts à quelques mètres de points d'eau, ce qui suggère qu'ils ont parcouru de longues distances sans avoir pu se désaltérer. 

 

Le Zimbabwe souffre de grandes sécheresses, mais également d'une surpopulation d'éléphants. La réserve de Hwange peut en accueillir environ 15.000, mais ils sont actuellement plus de 50.000 dans le parc. De plus en plus d'animaux sortent des limites de la réserve pour se nourrir. Un déplacement qui a de fortes répercutions sur la population locale. Selon les autorités, 22 personnes vivant aux abords du parc sont décédées cette année en raison d'attaques d'éléphants. Les animaux piétinent également la végétation et les cultures, déjà fortement diminuées à cause de la sécheresse

TROP D'ÉLÉPHANTS 

Ces conditions climatiques extrêmes entraînent des pénuries et une hausse des prix pour les denrées de base.  Environ un tiers de la population rurale, soit 3.5 millions de personnes, est en situation d'insécurité alimentaire, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). 

Pour lutter contre la surpopulation d'animaux dans le parc de Hwange, les autorités envisageaient de vendre des éléphants à d'autres pays. Cependant, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) a adopté en août dernier un texte limitant le commerce des éléphants.

Les animaux ne peuvent désormais être transférés que vers des zones protégées ou des programmes de conservation, et non plus vers des zoos ou des parcs de loisirs. Le Zimbabwe s'était fortement opposé à l'adoption de cette mesure, car le pays a l'habitude de faire affaire avec la Chine. Depuis 2012, plus de cent éléphanteaux ont été vendus par le Zimbabwe à des zoos chinois. 

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