Mali : Daesh revendique l'attaque à la bombe qui a tué un soldat français

La victime, le brigadier Ronan Pointeau, faisait partie du 1er régiment de Spahis de Valence.[Daphné BENOIT / AFP]

Un soldat français a été tué au Mali par un engin explosif, a indiqué l'Elysée ce samedi 2 novembre. Plus tard dans la journée, Daesh a revendiqué cette attaque à la bombe ainsi que l'assaut contre l'armée malienne de vendredi.

«Les soldats du califat ont pris pour cible un convoi de véhicules des forces françaises (...) près d'Indelimane, dans la région de Ménaka, en déclenchant un engin explosif», indique Daesh dans un communiqué signé «Province Afrique de l'Ouest», publié sur ses chaînes Telegram.

La victime, le brigadier Ronan Pointeau, faisait partie du 1er régiment de Spahis de Valence. Il a été tué lors d'une opération samedi matin au Mali, après «le déclenchement d'un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé», a indiqué l'Élysée dans un communiqué.

Macron salue «le sacrifice» du soldat 

Le chef de l'État a salué «le sacrifice» du militaire, et exprimé «ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel», «ainsi que vers leurs frères d'armes des armées sahéliennes, qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme». Emmanuel Macron a encore assuré «de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances».

Selon Florence Parly, le brigadier Ronan Pointeau a succombé à ses blessures «après l'explosion d'un engin explosif improvisé près de Ménaka au Mali», près de la frontière avec le Niger. «Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n'est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière», a poursuivi la ministre dans un communiqué.

Cette perte humaine côté français intervient au lendemain d'une attaque meurtrière contre un camp de l'armée malienne situé dans le nord-est du pays. Au total, 50 soldats ont trouvé la mort dans cet assaut qualifié de «terroriste» par le gouvernement malien. 

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