Un garçon de 5 ans menacé d'expulsion vers le Bangladesh car son handicap serait un «fardeau» pour le système de santé

En dernier recours, la famille a lancé une pétition destinée au ministre de l'Immigration[Capture d'écran ABC News Australia]

À Geelong (sud de l'Australie), un enfant de 5 ans est actuellement menacé d'expulsion vers le Bangladesh. Sa demande de visa a été rejetée parce que son «léger handicap» serait un «fardeau» pour le système de santé australien.

Le père du garçonnet, Mahedi Hasan Bhuiyan, est arrivé en Australie en 2011 muni d'un visa étudiant pour décrocher son doctorat en ingénierie. Son épouse Rebaka Sultana - qui prépare actuellement un diplôme l'autorisant à exercer la médecine en Australie - l'a rejoint en 2013. Leur enfant baptisé Adyan a vu le jour à la fin de cette année-là à Geelong, près de Melbourne. 

un «Fardeau» 

Mais quelques mois après la naissance, les jeunes parents ont remarqué que le nourrisson avait des difficultés à lever la tête. Des tests ont par la suite révélé qu'il souffrait d'une petite paralysie cérébrale suite à un AVC au moment de l'accouchement. Et à cause de ce léger handicap, le département australien de l'Immigration et de la Protection des Frontières a refusé d'accorder à cette famille le statut de résident permanent en décembre 2016, arguant qu'Adyan serait un «fardeau» pour le système de santé. 

La famille a immédiatement fait appel de cette décision auprès du Tribunal administratif d'appel, qui a donné raison à l'État en se basant sur les analyses médicales de l'enfant datant de 2016 et de 2019. La dernière indique que «la légère déficience fonctionnelle» était susceptible d'être permanente et pourrait nécessiter «un soutien supplémentaire à l'école». 

«J'ignore pourquoi un enfant qui a une petite infirmité à la main gauche aurait besoin d'une éducation spécialisée», s'est demandé son père interrogé par le Guardian. «Il va très bien [...] Il n'a aucune difficulté à apprendre, il va à l'école, et il regarde des vidéos pour enfants à la maison», poursuit-il. 

La pétition de la dernière chance

En dernier recours, la famille a lancé une pétition destinée au ministre de l'Immigration David Coleman. «Nous aimons l'Australie et nous considérons que ce pays est le nôtre [...] Nous sommes des parents travailleurs et indépendants qui avons construit une vie pour notre fils dans ce beau pays. Nous subissons un stress immense et comptons chaque jour qui passe, craignant une possible expulsion», peut-on lire sur le site Change.org

David Coleman a déjà accordé le visa à trois familles qui étaient dans une situation similaire. 

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