Coups de poêles, injures raciales, brûlures... un homme noir réduit à l'esclavage par son patron pendant 17 ans

Selon John Christopher Smith, toute la famille de l'accusé était au courant de la situation.[TWITTER]

Pendant dix-sept longues années, John Christopher Smith a eu, bien malgré lui, une idée très précise de l'enfer. Cet Afro-Américain qui souffre d'un handicap mental a été tenu captif et torturé par le manager d'un restaurant dans lequel il travaillait. L'accusé, qui a plaidé coupable, a été condamné à dix ans de prison.

Une peine jugée très clémente par certains Américains, qui ont rapidement crié à l'injustice sur les réseaux sociaux.

«Pardon ?!? Il réduit un être humain à l'esclavage et parce qu'il est blanc il n'est condamné qu'à 10 ans de prison. Si les rôles étaient inversés, un homme noir aurait obtenu 50 ans ou plus. Sans l'ombre d'un doute», s'est notamment insurgé un internaute. 

Depuis l'âge de 12 ans, John Christopher Smith aimait donner un coup de pouce dans ce petit restaurant local, où il dressait les tables et faisait la vaisselle. Jusqu'au jour où un certain Bobby Paul Edwards a repris les rênes de l'établissement, en faisant de l'adolescent, qui souffre d'un retard mental et possède un QI inférieur à 70, son esclave.

Après avoir remarqué des cicatrices sur le corps de la victime, un client régulier a dénoncé Bobby Paul Edwards aux autorités en 2014, soit dix-sept ans après le début des faits. Interrogé par les policiers au moment de son arrestation, le manager a admis qu'il le fouettait régulièrement avec une ceinture et le frappait avec des poêles ou à coups de poings.

Selon les informations relayées dans un document du tribunal de district de la Caroline du Sud, aux Etats-Unis, le manager s'était un jour emparé d'une pince métallique pour la tremper dans de l'huile bouillante et brûler le cou de John Christopher Smith. A ces terribles violences physiques, s'ajoutaient également des injures raciales quotidiennes. 

«Ils savaient tous»

«Je ne pouvais pas voir ma mère... et je n'avais le droit de parler à personne», a témoigné la victime, qui travaillait à l'époque plus de 100 heures par semaine sans être payé. Selon John Christopher Smith, toute la famille de l'accusé était au courant de la situation. «Ils savaient tous. Ils savaient tous ce qui se passait», a-t-il déclaré. 

Bobby Paul Edwards a également été condamné à payer une amende d'environ 273.000 dollars à la victime pour réparer le préjudice. 

 

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