À Hong Kong, de la violence urbaine au chaos

La violence a encore passé un cap ce 11 novembre La violence a encore passé un cap ce 11 novembre. [Philip FONG / AFP]

L'image a fait le tour des réseaux sociaux. Ce lundi 11 novembre, un policier a tiré à balle réelle et à bout portant sur un manifestant lors d'un rassemblement pro-démocratie à Hong Kong. Après la mort d'un militant tombé d'un parking à étages quelques jours auparavant, le niveau de violence a encore franchi un cap.

Selon les protestataires, le jeune étudiant de 22 ans qui est décédé début novembre est mort en raison des violences policières. Des appels à la vengeance avaient d'ailleurs été proférés sur les réseaux sociaux, visant directement les forces de l'ordre hongkongaises. C'est dans ce climat de tensions exacerbées par l'émotion que le coup de feu a été tiré. La personne touchée a été prise en charge à l'hôpital, et est pour le moment dans une situation critique. 

Outre cette scène qui a choqué sur les réseaux sociaux, des manifestants ont également été captés par des caméras en train de saccager des commerces pour leur soutien présumé au régime de Pékin. Cette ligne jaune avait mis plusieurs mois avant d'être franchie par les protestataires. Leur colère et leurs actions n'ont fait que s'intensifier devant la porte fermée et le statu quo imposé par le gouvernement pro-chinois du territoire. «L'atmosphère à Hong Kong est comme une bombe à retardement», a ainsi déclaré avant les heurts Lo Kin-hei, militant pro-démocratie et homme politique local. 

(Attention, la vidéo dans le tweet ci-dessous est particulièrement violente)

Cela fait cinq mois que les manifestations ont débuté à Hong Kong pour lutter contre l'ingérence de Pékin dans les affaires politiques du territoire autonome. Les revendiquations concernent une amélioration de la démocratie, le départ de la chef de l'exécutif Carrie Lam, et l'organisation d'une élection au suffrage universel. Seulement, aucune de ces demandes n'ont pour le moment été entendues par le gouvernement, alors que la situation a empiré petit à petit. Les manifestations sont ainsi passées de marches pacifistes à guérilla urbaine, avec des canons à eau, des gaz lacrymogènes ou, sporadiquement, des coups de feu du côté des policiers contre des cocktails molotov pour les protestataires. La Chine, soucieuse de ne pas aggraver son image à l'étranger, ne semble pas vouloir intervenir militairement. Actuellement, il n'y a donc aucune raison de croire à une rapide résolution de la pire crise qui touche Hong Kong depuis sa rétrocession à la Chine en 1997.

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