Pour Greta Thunberg, Donald Trump est «tellement extrême» qu'il a réveillé les gens sur le climat

Donald Trump «est tellement extrême, et dit des choses si extrêmes, que les gens se sont réveillés d'une certaine façon», selon Greta Thunberg. Donald Trump «est tellement extrême, et dit des choses si extrêmes, que les gens se sont réveillés d'une certaine façon», selon Greta Thunberg. [NICHOLAS KAMM / AFP]

Pour Greta Thunberg, le climatoscepticisme de Donald Trump a paradoxalement peut-être aidé la cause climatique, a-t-elle déclaré mardi 12 novembre à l'AFP.

«Il est tellement extrême, et dit des choses si extrêmes, que les gens se sont réveillés d'une certaine façon», a expliqué la militante suédoise pour le climat de 16 ans depuis Hampton, en Virginie, sur la côte Est des Etats-Unis, dans le voilier à bord duquel elle doit quitter le pays en direction de l'Europe ce mercredi matin. Parmi les prises de position «extrêmes» auxquelles fait référence Greta Thunberg figure notamment le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat décidé par Donald Trump, qui a provoqué une vague de réprobation internationale.

«Quand il a été élu, je me suis dit que les gens allaient enfin se réveiller», a poursuivi celle qui vient d'achever un périple bien rempli de onze semaines en Amérique du Nord, durant lequel elle a tancé les dirigeants internationaux au cours d'un sommet sur le climat de l'ONU, rencontré Barack Obama et Justin Trudeau, reçu les clés de la ville de Montréal ou encore sillonné Etats-Unis et Canada à bord d'une Tesla prêtée par Arnold Schwarzenegger. «Peut-être qu'il (Donald Trump, NDLR) aide», a-t-elle conclu.

Elle espère pouvoir participer à la COP25

La jeune activiste, initiatrice d'un mouvement mondial de grève de l'école pour le climat, est également revenue sur la scène, devenue virale, où on la voit jeter un regard noir à Donald Trump, alors que celui-ci arrive au «Sommet Action Climat» de l'ONU à New York fin septembre. «Je me demandais ce qu'il faisait là car il n'était pas censé venir...», explique-t-elle.

Alors qu'elle était prête à faire du bateau-stop pour rentrer en Europe, Greta Thunberg - acompagné de son père - va finalement effectuer son voyage retour vers le Vieux Continent à bord du catamaran d'un couple d'Australiens, baptisé La Vagabonde. Ce sera la deuxième traversée transatlantique de la jeune Suédoise, elle qui avait fait le trajet aller à bord d'un voilier «zéro carbone» skippé par Pierre Casiraghi, fils de la princesse Caroline de Monaco. L'adolescente espère arriver à temps pour la COP25 (2-13 décembre), où elle a été invitée, qui a été déplacée du Chili à l'Espagne à la dernière minute, en raison de la crise sociale qui secoue depuis plusieurs semaines le pays d'Amérique du Sud.

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