Que va faire le pape François au Japon et en Thaïlande ?

Au Japon, le pape François lancera un appel «aussi vigoureux que possible en faveur de mesures concertées pour l'élimination totale des armes nucléaires». Au Japon, le pape François lancera un appel «aussi vigoureux que possible en faveur de mesures concertées pour l'élimination totale des armes nucléaires». [Andreas SOLARO / AFP]

Le pape François entame ce mercredi 20 novembre un voyage d'une semaine en Asie, qui l'emmènera en Thaïlande puis au Japon. Il se rendra notamment dans les villes martyres d'Hiroshima et Nagasaki, où il appelera à l'élimination des armes nucléaires.

Un message qu'il a d'ores et déjà transmis aux Japonais dans une vidéo diffusée lundi. «Avec vous je prie pour que le pouvoir destructeur des armes nucléaires ne se déchaîne jamais plus dans l'histoire de l'humanité. Employer les armes nucléaires est immoral», a déclaré le souverain pontife de 82 ans, rappelant que le Japon «est conscient de la souffrance causée par la guerre».

Une référence aux bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, qui firent respectivement 140.000 et 74.000 morts, et qui précipitèrent la capitulation du Japon le 15 août et la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il répétera cet appel dès le lendemain de son arrivée au Japon, dimanche 24 novembre, après trois jours en Thaïlande.

Il est en effet prévu qu'il se rende à l'Atomic Bomb Hypocenter Park de Nagasaki, pour délivrer un «message sur les armes nucléaires», puis à Hiroshima, où il participera à une «rencontre pour la paix». Coutumier des propos alarmants sur les dangers d'une guerre nucléaire, le pape lancera un appel «aussi vigoureux que possible en faveur de mesures concertées pour l'élimination totale des armes nucléaires», a promis le cardinal Pietro Parolin, numéro deux du Vatican, fin septembre devant les Nations unies.

Promouvoir le dialogue interreligieux

Mais le chef argentin des 1,3 milliard de catholiques, qui rêvait jeune de devenir missionnaire au Japon, ne veut pas oublier non plus les victimes de la catastrophe de Fukushima de 2011. Il rencontrera ainsi lundi 25 novembre les «victimes du triple désastre» : un séisme de magnitude 9 et un tsunami, qui ont tué quelque 18.500 personnes le 11 mars 2011, suivis par l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima.

Par ailleurs, le pape compte profiter de ce voyage en Thaïlande et au Japon - deux pays à majorité bouddhiste ou shintoïste, dotés de minuscules communautés catholiques (moins de 0,6 % de la population de ces deux Etats) - pour promouvoir le dialogue interreligieux. Il s'entretiendre en effet avec des leaders bouddhistes, notamment avec le patriarche suprême thaïlandais, dirigeant des moines bouddhistes du pays, jeudi 21 novembre.

Un dialogue entre les religions dont Jorge Mario Bergoglio est friand, lui qui s'est par exemple rendu aux Emirats arabes unis en février dernier, afin de tendre la main aux musulmans. Il était alors devenu le premier chef de l’Eglise catholique à fouler le sol de la péninsule Arabique, berceau de l’islam, avant de faire une courte visite au Maroc fin mars, elle aussi placée sous le signe du «dialogue interreligieux».

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