Hong Kong : un scrutin et des questions

La violence pourrait entrainer un report des élections de district La violence pourrait entraîner un report des élections de district. [ANTHONY WALLACE / AFP]

Boycott, raz-de-marée, date repoussée... Alors qu'Hong Kong s'apprête à rejoindre les urnes le dimanche 24 novembre pour des élections locales, la situation chaotique dans le territoire rend l'événement incertain.

Au 21 novembre, l'université polytechnique est en effet toujours occupée par plusieurs dizaines militants pro-démocraties. Après quatre jours de siège, ceux qui tentent d'en sortir se font arrêter par les forces de l'ordre. Outre cet exemple précis, les différents rassemblements, parfois violents et quasi quotidiens, pourraient également perturber les élections de district. 

La campagne elle-même a été particulièrement compliquée. Plusieurs candidats ont notamment subi des agressions violentes. L'un d'entre eux, Junius Ho (candidat pro-Pékin), a été poignardé par des contestataires début novembre. 

Une élection pas anodine

Seulement, tout cela n'entraînera pas forcément une annulation ou un boycott du scrutin. L'objectif du mouvement qui a débuté en juin 2019 est avant tout la progression de la démocratie dans le territoire, qui a été retrocédé à la Chine en 1997. Ces élections locales étant un des rares moyens de faire entendre la voix des manifestants à Pékin, il est tout à fait possible que les Hongkongais se déplacent pour voter malgré la situation qui n'a jamais été aussi tendue. 

D'autant que plus de 500 candidats pro-démocraties prendront part à ces élections qui décideront de la composition des conseils de districts, un record. En tout, 452 sièges sur 479 sont vacants. Et en cas de victoire, les militants pro-démocraties gagneraient une petite voix supplémentaire au comité électoral qui choisit le chef de l'exécutif hongkongais.

En tout, 117 membres de cette assemblée sur 1 200 proviennent des conseils de districts. Mais pour que l'élection se tienne, il faudra que le territoire soit relativement calme le temps du vote, ce qui n'est pas garanti tant certains militants se sont radicalisés après le long statu quo imposé par le gouvernement pro-Pékin. Une décision devra donc être prise dans les prochains jours. 

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