Climat : avec leur nouvelle grève mondiale, les jeunes veulent mettre la pression sur la COP25

Pour cette nouvelle mobilisation de la jeunesse mondiale, la quatrième du genre, ce sont plus d'une centaine de pays qui, au total, sont concernés. [Marc Piscotty / Getty Images / North America AFP].

Trois jours avant le début de la COP25 à Madrid (Espagne), une nouvelle grève mondiale pour le climat est organisée par la jeunesse ce vendredi 29 novembre. Des Etats-Unis au Portugal en passant par Bruxelles en Belgique, les jeunes vont descendre dans la rue pour mettre la pression sur les dirigeants internationaux, accusés de ne pas en faire assez pour la planète.

Pour cette nouvelle mobilisation de la jeunesse mondiale, la quatrième du genre, ce sont plus d'une centaine de pays qui, au total, sont concernés.

«Après des mois et des mois passés dans la rue, il n’y a toujours pas de plan climat sérieux. Le plan climatique qui existe est discriminatoire et socialement injuste. C’est pourquoi nous vous demandons de revenir dans la rue pour obtenir un plan climat sérieux et garantir une transition socialement juste», expliquent les organisateurs sur le réseau social Facebook.

Le Black Friday détourné

Pour porter leurs revendications, les jeunes comptent notamment détourner le Black Friday, cette opération commerciale de grande ampleur qui a lieu le même jour et durant laquelle de nombreuses enseignes vont proposer des rabais importants.

En réaction à cette journée de soldes, considérée par plusieurs collectifs organisateurs comme étant «une catastrophe environnementale et sociale», ces derniers organisent donc un «Block Friday», n'excluant pas d'occuper centres et galleries commerciales.

A Paris, le groupe Extinction Rebellion, à l'origine d'un retentissant blocage du centre commercial Italie 2 le 5 octobre dernier, envisage même «une grosse action de désobéissance civile», sans en avoir communiqué les détails.

La page Facebook du Block Friday hexagonal, événement organisé par Youth for climate Paris, explique pour sa part que «les marches ne suffisent plus, qu'il faut aller de l’avant et viser plus haut.» Ce vendredi 29 novembre, le mouvement appelle ainsi ses troupes à «désobéir, se rebeller, se révolter».

Dans un contexte social déjà très tendu, les différentes actions devraient être suivies de près par les autorités. Elles pourraient franchir un cap supplémentaire dans l'histoire du mouvement mondial «Fridays for Future», initié par la jeune activiste suédoise Greta Thunberg, connue mondialement pour ses grèves scolaires pour le climat lancées en 2018.

Greta Thunberg, actuellement en mer

Alors que la COP25, initialement prévue au Chili et annulée en raison des troubles sociaux que connaît ce pays, doit désormais se tenir du 2 au 13 décembre à Madrid, en Espagne, la présence de la jeune militante de 16 ans pour l'ouverture de l'événement restait incertaine.

Contrainte de rejoindre l'Europe en bateau, elle a indiqué sur ses réseaux sociaux qu'elle espérait atteindre le Vieux continent par Lisbonne, au début du mois de décembre.

Porte-voix d'une génération comptant prendre le problème du réchauffement climatique à bras-le-corps, elle devrait quoi qu'il arrive interpeller à nouveau les décideurs mondiaux réunis sous l'égide des Nations unies.

Ceci d'autant plus qu'en 2018, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont encore augmenté pour atteindre un nouveau record, comme l'a elle-même alerté l’Onu il y a quelques jours, à moins d’une semaine du coup d’envoi de la conférence.

En Europe, les émissions diminuent mais à un rythme trop faible par rapport à l'objectif fixé pour atteindre une réduction d’au moins 40 % d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990.

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