Menaces de taxes américaines contre des produits français : Trump et Macron calment le jeu

Après les menaces, la diplomatie. Donald Trump et Emmanuel Macron ont tenté de calmer le jeu ce mardi 3 décembre, suite à l'annonce la veille par Washington de son intention de surtaxer des dizaines de produits français importés, en réaction à l'instauration d'une taxe GAFA dans l'Hexagone.

«Nous avons un différend mineur. Je pense que nous allons probablement pouvoir le surmonter», a déclaré Donald Trump, au cours d'une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron à Londres, juste avant le début du sommet de l'OTAN. «Je pense qu'avec le président Trump nous pouvons régler cette situation», a abondé le président français.

Lundi, l'administration américaine a menacé d'imposer des droits de douane supplémentaires, pouvant aller jusqu'à 100 %, sur l'équivalent de 2,4 milliards de dollars (2,16 milliards d'euros) de produits français importés aux Etats-Unis, dont de nombreux sont emblématiques de la culture hexagonale : fromages (dont le roquefort), vin pétillant, sacs à main, ou encore cosmétiques (savon, rouges à lèvres...). Une mesure de rétorsion, suite à la mise en place dans l'Hexagone d'une taxe sur les géants du numérique, appelée «taxe GAFA» (pour Google, Amazon, Facebook, Apple) car visant en particulier ces firmes américaines, jugée «injuste» par Washington.

L'UE au secours de la France

Depuis cette annonce-choc, le ton avait monté entre les Etats-Unis et la France. Des tensions auxquelles s'était jointe l'Union européenne. Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, avait d'abord qualifié d' «inacceptables» les menaces de représailles américaines, puis un porte-parole de la Commission européenne avait déclaré que l'UE «agira d'une seule voix» face aux intimidations provenant des Etats-Unis.

Avant les propos plus apaisés de Donald Trump et Emmanuel Macron, le secrétaire d'Etat français chargé du numérique, Cédric O, avait déjà essayé d'arrondir les angles mardi, en disant espérer «qu'il y ait encore la place pour discuter, consulter et que la messe n'est pas dite».

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