Des scientifiques multiplient par 5 l'espérance de vie de vers, une piste vers l'immortalité ?

(Image d'illustration) - La durée de vie des vers de terre est passée de trois semaines à trois mois.[STR / AFP]

Vivra-t-on bientôt plusieurs centaines d'années ? Des biologistes sont parvenus à augmenter l'espérance de vie de vers de terre de 500%, grâce à deux méthodes de modification cellulaire.

Les équipes du laboratoire MDI, à Novato (Etats-Unis) et de l'université de Nanjing (Chine) ont mené des expériences sur le ver de terre Caenorhabditis elegans. Le ver de terre a la particularité d'avoir un espérance de vie d'environ trois semaines, en raison de son processus de vieillissement en accéléré. Il a de nombreux gênes en commun avec l'être humain - c'est pourquoi il est étudié par les scientifiques comme un organisme modèle pour comprendre le vieillissement des cellules, et les moyens d'améliorer notre longévité.

DEUX VOIES CELLULAIRES

Comme l'explique Numerama, les scientifiques ont emprunté deux «voies cellulaires» pour améliorer l'espérance de vie des vers de terre. Ils ont d'abord procédé à une transduction d'insuline - pour permettre l'homéostasie du glucose - soit la bonne régulation du sucre dans l'organisme. Cette première modification cellulaire a permis d'augmenter de 100% la durée de vie des vers.

Ils ont ensuite emprunté la voie mTor, où circule une enzyme qui favorise la croissance et la résistance des cellules. Cette deuxième modification a permis d'augmenter de 30% l'espérance de vie des vers. La combinaison de ces deux méthodes n'a pas seulement permis d'augmenter le temps de vie de 130% mais de 400 à 500%. Au lieu de vivre entre 3 et 4 semaines, les vers ont pu vivre entre 3 et 4 mois.

Le gêne de longévité n'existe pas

Selon les travaux des chercheurs, il n'existerait pas de gêne de longévité spécifique, mais un phénomène de synergie.«Pour développer des traitements plus efficaces contre la vieillesse, nous devons nous intéresser à des réseaux de longévité plutôt qu'à des voies uniques» expliquent-ils. S'ils parvenaient à produire la même synergie cellulaire chez des êtres humains, l'espérance de vie pourrait attendre entre 400 et 500 ans.

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