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Espagne : des traces du coronavirus retrouvées dans des eaux usées recueillies il y a plus d'un an ?

Pour l'instant, les chercheurs barcelonais sont encore au stade préliminaire de cette étude[PHILIPPE DESMAZES / AFP]

A Barcelone, un groupe de scientifiques affirme avoir retrouvé des traces du nouveau coronavirus dans un échantillon d'eaux usées prélevé au début de l'année 2019, bien avant le début de la pandémie.

Pour cette étude publiée dans la revue médicale medRxiv, des chercheurs de l'université de Barcelone ont étudié à la loupe plusieurs échantillons d'eaux usées recueillis entre janvier 2018 et décembre 2019. Des tests PCR ont révélé la présence de SARS-CoV-2 à des niveaux «faibles», selon Albert Bosch, président de la Société espagnole de virologie et responsable de cette étude. 

Jusque-là, les premières traces de nouveau coronavirus remontaient au mois de janvier 2020 dans la capitale catalane. «Barcelone est un important centre pour le commerce et les affaires. La ville accueille généralement des événements d'ampleur qui attirent des visiteurs du monde entier», ont expliqué les auteurs de l'étude. Selon eux, «il est probable que des situations similaires se soient produites dans d'autres parties du monde et qu'ils aient eu des cas de Covid-19 qui sont passés inaperçus». 

des résultats jugés peu convaincants

Pour l'instant, les chercheurs barcelonais sont encore au stade préliminaire de cette étude. Mais les premiers résultats peinent à convaincre la communauté scientifique espagnole. «Il faut imaginer un très grand nombre d'étrangers venant à Barcelone en vacances pour laisser des particules virales dans l'eau, sans infecter personne d'autre. Ou alors, il y a eu une épidémie cachée en septembre. Je pense que ce type de conclusions assez extraordinaires nécessite des preuves très solides», a estimé Luca Cozzuto, coordinateur de l'analyse des données du Centre de régulation génomique de Barcelone, au quotidien El Pais

Outre Barcelone, d'autres villes telles que Milan, Turin ou encore Neguev (Israël) étudient actuellement leurs eaux usées dans l'espoir de dater précisément l'apparition du virus. En Italie, l'analyse de quarante échantillons a ainsi permis de découvrir qu'une personne avait contracté le SARS-CoV-2 en décembre 2019, soit deux mois avant le premier malade recensé. 

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