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Le tireur des mosquées de Christchurch a renvoyé ses avocats pour l'audience de sentence

L'auteur du carnage des mosquées de Christchurch a renvoyé lundi ses avocats. [MARK MITCHELL / POOL / AFP]

L'auteur du carnage des mosquées de Christchurch a renvoyé lundi ses avocats, faisant craindre qu'il ne fasse de l'audience d'août, au cours de laquelle sera prononcée sa sentence, une tribune pour promouvoir ses convictions de suprémaciste blanc.

L'Australien Brenton Tarrant qui avait plaidé coupable en mars pour les 51 accusations de meurtre, les 40 accusations de tentative de meurtre et une autre accusation d'acte terroriste, lors de l'attaque des deux mosquées de Christchurch, doit être fixé sur sa sentence le 24 août.

Lundi, au cours d'une audience préliminaire, le juge de la Haute Cour de Christchurch, Cameron Mander, a autorisé les deux avocats de l'auteur de ce massacre, Shane Tait et Jonathan Hudson, à se retirer de la procédure à la demande de leur client. Le magistrat a cependant ordonné qu'un avocat se tienne disponible pour l'audience du mois prochain, dans le cas où l'auteur de la tuerie changerait d'avis.

Lundi, Brenton Tarrant a comparu devant le tribunal de Christchurch via une connexion vidéo depuis sa prison d'Auckland.

Le président de l'association des musulmans de Nouvelle-Zélande, Ikhlaq Kashkari, s'est interrogé sur les motivations de la décision de Brenton Tarrant, redoutant que les victimes ne soient à nouveau traumatisées s'il se servait de cette audience pour faire état de ses convictions d'extrême droite. «En apprenant ça, ma première inquiétude a été de savoir si ce type allait se servir de cette tribune pour promouvoir ses opinions et ses idées», a-t-il expliqué.

«Beaucoup de personnes demeurent traumatisées et considèrent (cette audience) comme une des étapes qui  leur permettra de tourner la page. J'espère que cela ne va pas déclencher à la place plus de peine», a ajouté Ikhlaq Kashkari.

En mars 2019, équipé d'un arsenal d'armes semi-automatiques, Brenton Warrant avait ouvert le feu dans deux mosquées lors des prières du vendredi, tuant 51 personnes toutes musulmanes, dont des femmes et des enfants. Il avait diffusé les images du massacre en direct.

En mars, celui qui avait jusqu'alors avait toujours nié les accusations, passibles de la réclusion à perpétuité, était revenu sur sa décision en plaidant coupable. Il ne sera donc pas jugé au cours d'un procès.

Les personnes qui ont survécu à cette tuerie ainsi que les familles des victimes assisteront aux trois jours d'audience à l'issue desquels sera prononcée la sentence.

La porte-parole du Conseil des femmes musulmanes de Nouvelle-Zélande, Anjum Rahman, a estimé que beaucoup ne voudront pas entendre le tueur s'exprimer. «Par le passé, il a montré qu'il aimait attirer l'attention sur lui», a-t-elle rappelé.

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