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Afghanistan : les Etats-Unis demandent aux compagnies privées d'aider à évacuer les réfugiés

Six compagnies ont fourni des avions pour évacuer les réfugiés. Six compagnies ont fourni des avions pour évacuer les réfugiés. [Daniel SLIM / AFP]

Un effort demandé. Ce dimanche 22 août, le Pentagone américain a mobilisé plusieurs compagnies privées afin de fournir des avions pour évacuer les réfugiés en provenance d'Afghanistan.

En tout, 18 avions de six compagnies seront utilisés. Aucun ne passera par Kaboul, puisqu'ils serviront à rediriger les réfugiés déjà arrivés dans des pays tiers comme le Qatar ou les Emirats arabes unis. L'objectif affiché est de pouvoir permettre aux engins militaires de se concentrer sur les opérations dans la capitale afghane. Cette participation des avions privés ne devrait pas avoir d'impact majeur sur le trafic commercial, a assuré le département de la Défense américain.

Selon les estimations du gouvernement américain, 17.000 personnes ont été évacuées par les Etats-Unis depuis la semaine dernière, dont 2.500 ressortissants américains. Des chiffres qui sont d'ailleurs repris par le gouvernement, à commencer par le chef de la diplomatie, Antony Blinken : «C'est extraordinaire. Ça n'arrive pas juste comme ça, une grande organisation a été nécessaire.»

Menaces terroristes

Pour autant, des milliers d'habitants tentent toujours de se faire une place pour quitter le pays depuis la prise de pouvoir des talibans. Chaque jour, l'aéroport de Kaboul est cerné par des Afghans désireux de ne pas vivre sous le régime mis en place par le groupe islamiste. Une situation tendue qui a entraîné des violences, au point que Washington a demandé à ses ressortissants de ne pas se rendre sur place pour prendre leur avion, à moins d'avoir reçu «des informations personnelles par un représentant du gouvernement américain». 

Ces dernières heures, des menaces ont été proférées de la part d'un groupe terroriste, l'Etat islamique-province du Khorasan. Les Américains ont donc commencé à travailler sur des «routes alternatives» pour permettre à ceux qui le doivent de se rendre à l'aéroport de Kaboul. Une nouvelle preuve de la difficulté pour les Occidentaux de mettre leur plan de retrait en action. 

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