Malgré de vives inquiétudes en Suisse, l’association «The Last Resort» a affirmé ce mercredi 17 juillet que sa capsule d’assistance au suicide pourrait être utilisée «très bientôt», d’ici à la fin de l’année.
Un look proche des capsules au cœur des vaisseaux spatiaux dans les films de science-fiction. Baptisée «Sarco» (pour «sarcophage»), la capsule inventée par l'australien Philip Nitschke et «designée» par le néerlandais Alexander Bannink, a pour vocation de permettre à une personne de se suicider sans l’intervention extérieure d’un médecin.
Celle-ci devrait être utilisée pour la première fois «très bientôt» en Suisse, selon la promesse faite par l’association à l’origine de la capsule, «The Last Resort» (littéralement, «Le Dernier Recourt» en français).
En effet, malgré les nombreuses inquiétudes soulevées dans le pays face à l’aide à mourir, «Sarco» pourrait bien être mis à disposition d’ici la fin de l’année 2024, d'après Fiona Stewart, la membre fondatrice de l’organisation et sociologue spécialisée dans les questions de santé publique.
Pour le moment, l’association «The Last Resort» n’a pas donné plus d'indications sur le lieu de cette première utilisation, ni l’identité de la personne qui pourrait en avoir recours. «C’est tout ce que nous pouvons dire. Nous ne voulons pas que le désir d’une personne de s’éteindre paisiblement en Suisse tourne au cirque médiatique», a précisé Fiona Stewart.
Cette capsule donne la mort par l'azote
En Suisse, le suicide médicalement assisté est déjà possible. Néanmoins, avec cette capsule, c’est à la personne cherchant à mettre fin à ses jours d’activer le dispositif.
Après s’être allongé, le sujet doit répondre à une série de questions, avant la libération de l’azote dans la capsule. Après «deux ou trois respirations», la personne «perdra conscience et mourra quelques minutes plus tard», a décrit Fiona Stewart. Une mort normalement rapide et sans douleur.
Au préalable, un examen psychiatrique sera également demandé, afin de prouver que la personne est en pleine possession de ses moyens.
Philip Nitschke, ancien médecin australien et concepteur de la capsule, reste une figure controversée, de par ses opinions sur le suicide et la fin de vie. Jean-Jacques Bise, le co-président d'Exit, un des organismes suisses fournissant une assistance médicalisée au suicide, s’est exprimé aux journalistes de l’AFP : «C’est totalement surréaliste».
En France, une proposition de loi sur la fin de vie a été débattue, le 27 mai, à l'Assemblée Nationale.
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