Lors d'une allocution à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a promis mercredi de frapper sans relâche l'Iran pendant encore deux à trois semaines, menaçant notamment le réseau électrique.
Un message adressé au peuple américain. Ce mercredi, Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis étaient «proches de remplir» leurs objectifs dans la guerre contre l'Iran, mais qu'ils continueraient de frapper le pays «extrêmement durement» pendant encore deux à trois semaines.
Lors de sa première allocution à la nation depuis les premières heures du conflit il y a un peu plus d'un mois, le président américain a vanté des victoires «décisives» et «écrasantes» obtenues par les Etats-Unis, réaffirmant que les frappes étaient nécessaires pour empêcher l'Iran d'avoir l'arme nucléaire.
Un appel à d’autres pays
Donald Trump a de nouveau menacé de s'en prendre aux infrastructures énergétiques iraniennes, affirmant qu'en l'absence d'accord, les Etats-Unis allaient «frapper chacune de leurs centrales électriques très durement et probablement simultanément».
Le président américain a également appelé les pays qui dépendent du détroit d'Ormuz à «s'occuper» de résoudre le blocage par l'Iran de cette voie maritime stratégique pour la distribution d'hydrocarbures à travers le monde.
Dans la matinée, il avait pourtant exclu toute trêve sans réouverture de détroit, dont le blocage déstabilise l'économie mondiale. Sans levée du blocus, l'Iran serait bombardé «jusqu'à l'anéantissement», avait-il averti. La quasi-fermeture de ce passage maritime a entraîné une envolée des cours du pétrole, nourrissant la peur d'une inflation durable.
Téhéran dément un cessez-le-feu
Avant son allocution, Donald Trump avait assuré sur son réseau Truth Social que son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, aurait réclamé «un CESSEZ-LE-FEU».
Des affirmations «fausses», a balayé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, qui a aussi démenti l'existence de négociations directes avec les Etats-Unis, et a qualifié les demandes de Washington de «maximalistes et irrationnelles».
Dans la journée de mercredi, les pays du Golfe ont été encore visés par des attaques iraniennes, comme aux Emirats, où un Bangladais a été tué. Comme aussi en Israël, où l'armée a dit avoir contré des tirs de missiles depuis l'Iran dans la nuit de mercredi à jeudi, après une journée marquée par d'autres tirs qui ont fait 14 blessés près de Tel-Aviv.
Dans son allocution, Donald Trump a promis qu'il n'abandonnerait pas ces alliés du Golfe, nommément «Israël, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn».