Comédie musicale sur Mistinguett : une légende ressuscitée

Souci du détail, costumes flamboyants mais sans excès, Mistinguett enchante le public.[© D.AROUS]

Une époque, Plus qu’une icône. Si Carmen Maria Vega illumine de sa classe et de son naturel la scène depuis quelques semaines, dans la peau de l’égérie Mistinguett, le spectacle imaginé par Albert Cohen va au-delà d’une simple comédie musicale, telles qu’elles sont montées en France.

 

Souci du détail, respect des codes et du répertoire, décors et costumes flamboyants – mais sans tape-à- l’œil – et final époustouflant. Le tout dans l’enceinte qui a vu naître le music-hall.

Surtout, la distribution peut compter sur des seconds rôles crédibles pour donner la réplique à Mistinguett, flirtant avec le manichéisme sans jamais y tomber. A l’instar d’un Fabian Richard, dans la peau de Scipion, le «pape de la Trinité», mafieux avide qui se verrait bien transformer la salle de spectacle en parking, tout en finançant la revue de Mistinguett.

Un personnage en forme de symbole, celui des mafieux locaux et du grand banditisme de l’époque, précurseurs de la French connection. De quoi satisfaire les réticents au genre musical, dans une mise en abyme qui fait figure de nouveau standard de la scène française.

Mistinguett, reine des années folles, jusqu’au 4 janvier 2015, Casino de Paris (9e).

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