Concert anniversaire d'Europe 1 : rencontre avec The Avener

The Avener se produira sur la scène du Zénith de Paris le 21 mai à l'occasion des "60 ans d'Europe 1". [(C) Jim Rosemberg]

Il sera accompagné de la crè­me de la musique française et internationale. The Avener, de son vrai nom Tristan Casara, sera le 21 mai au Zénith de Paris lors du concert gratuit "Les 60 ans d’Europe 1", célébrant l’anniversaire de la fameuse radio et diffusé sur la station et la chaîne D8 dès 20h55. Son premier album, The Wanderings of the Avener (Capitol), va électriser une foule qu’il espère faire danser sans limite.

 

Comment faire vivre un album studio en version live ?

Il y a plein d’artistes dans cet album qu’il est difficile de réunir pour un live. Je vais d’abord, seul, faire un DJ set avec de la lumière et des effets.

Pour ma tournée des Zénith, qui est en train de se concrétiser pour la fin de l’année, j’essaierai d’inviter un artiste à chaque concert pour plusieurs performances avec moi.

Je quitterai donc un peu les platines pour être davantage au piano.

 

Votre tube "Fade Out Lines" est devenu n° 1 dans dix-sept pays. Comment vivez-vous ce succès ?

C’est une chose à laquelle on ne se prépare pas. On en rêve sans avoir le pouvoir d’en décider. Je le vis comme tout être qui a besoin de réussir et d’avoir une reconnaissance du public.

J’ai été indépendant pendant plusieurs années. C’était donc compliqué de planifier et de tenir un agenda. 

Ce succès m’ouvre aujourd’hui beaucoup de portes et je veux donner encore plus.

 

En quoi le "rework", votre signature, diffère-t-il du "remix"?

Le "remix", la technique la plus courante, est un réarrangement de parties séparées (guitare, voix, etc.).

De son côté, le "rework", lui, est un procédé consistant à travailler sur toute la piste originale d’anciens morceaux. C’est une démarche novatrice.

 

Est-ce difficile d’obtenir les droits de ces morceaux ?

J’ai fait face à des refus. C’est une démarche novatrice, certes, mais compliquée. Cela n’a été fait que très rarement auparavant.

Mais plus de 80% des titres demandés ont été validés par les ayant-droits, comme, par exemple, Sixto Rodriguez. Les autres ont été charmés même si cela ne correspondait pas à leurs critères de carrière.

 

Sur quels morceaux aimeriez-vous ou allez-vous travailler ?

J’ai plein d’idées… mais je vais les garder pour moi pour l’instant (rires). Je reçois beaucoup de bonnes choses sur ma boîte mail.

 

Comment passe-t-on d’une formation classique à l’électro ?

Le piano est beau mais demeure académique. A partir de l’adolescence, je me suis tourné de plus en plus vers la musique électro, qui me donnait plus de liberté et de "fun". De plus, c’est toujours un bonheur de pouvoir faire danser les gens.

 

Que peut-on trouver sur l'iPod de The Avener ?

C’est très éclectique. J’écoute pas mal de "house music" car je travaille sur mes DJ sets. Je suis aussi retombé sur d’anciens morceaux de l’Indien Ravi Shankar ou de la chanteuse américaine Dionne Warwick.

 

Les 60 ans d’Europe 1, le 21 mai, au Zénith, Paris 19e.

 

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