Condamné à 7 ans de prison pour «apologie du terrorisme», le journaliste français Christophe Gleizes verra son procès en appel se tenir le 3 décembre à Tizi-Ouzou. Son avocat et RSF dénoncent une confusion entre erreur administrative et accusation politique dans un contexte diplomatique tendu.
Maître Amirouche Bakouri a annoncé sur Facebook que le procès en appel de Christophe Gleizes se tiendrait le 3 décembre 2025 au tribunal criminel de Tizi-Ouzou. Le journaliste français, collaborateur de So Foot et Society, avait été condamné fin juin en Algérie à sept ans de prison ferme pour «apologie du terrorisme» et «possession de publications de propagande nuisant à l'intérêt national».
Selon Reporters sans frontières, Christophe Gleizes, âgé de 36 ans, se trouvait en Kabylie pour un reportage consacré à la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK). RSF estime qu'il «n’a rien à faire en prison» et qu'il est «coupable uniquement d’aimer le football algérien».
L’avocat de Christophe Gleizes dénonce une «confusion dangereuse»
L’avocat du journaliste, Maître Bakouri, admet que son client est entré en Algérie avec un visa touristique sans accréditation de presse, une infraction administrative. Il rejette toute accusation de terrorisme, affirmant qu'«il y a eu une confusion regrettable et dangereuse entre le non-respect d’une procédure administrative et une accusation criminelle extrêmement grave».
La condamnation de Christophe Gleizes intervient dans un contexte de fortes tensions entre Alger et Paris, marqué par des expulsions de diplomates et l’arrestation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal. La crise s’est accentuée après la position française sur le Sahara occidental, source de discorde durable entre la France et l’Algérie.