Un portrait géant et éphèmere en sable au coeur de Washington

Le portrait-paysage géant réalisé par Jorge-Rodriguez-Gerada[SAUL LOEB / AFP]

Le visage géant d'un jeune homme, une oeuvre d'art dessinée en terre et en sable sur 25.000 m2, va s'afficher pendant un mois le coeur le plus prestigieux de Washington, entre le mémorial de Lincoln et le Washington Monument, symbole de la ville.

 

L'oeuvre, "Out of Many, One" (Un, à partir de plusieurs), a été réalisée par l'artiste américain d'origine cubaine Jorge Rodriguez-Gerada et pourra être admirée du 4 au 31 octobre avant de redevenir une pelouse.

Commandée par la National Portrait Gallery, elle tire son titre de "E pluribus unum", la devise latine qui apparaît sur les documents officiels des Etats-Unis.

Elle rappelle aussi le travail de création de l'artiste qui a combiné pour n'en faire qu'un seul, une trentaine de portraits photographiques de jeunes de toutes origines, pris en se promenant sur l'esplanade du Mall voisin.

 

Un portrait qui parle de la diversité

"Ce portrait-paysage" est "une façon de parler de la diversité, la diversité qui fait des Etats-Unis un grand pays", a indiqué l'artiste qui présentait mercredi son oeuvre devant la presse.

"Ce n'est pas un portrait de l'Amérique, c'est un des centaines de millions de portraits possibles de l'Amérique", a-t-il ajouté.

Au sol, le visiteur - qui peut marcher sur l'oeuvre - n'aperçoit que de grandes lignes courbes plus ou moins épaisses, dessinées en terre noire sur un fond de sable clair. "C'est comme un jardin paysager, un mandala géant", dit l'artiste.

Il faudra qu'il monte au sommet du Washington Monument voisin, l'obélisque de 169 mètres de haut (desk anglais 555 feet) symbole de la capitale américaine, pour que l'oeil découvre le portrait, un jeune homme représenté de trois-quarts.

L'oeuvre a totalement été réalisée à partir de dons de matériels (2500 tonnes de sable et 800 tonnes de terre noire) et de services (camions, équipement technologique pour la dessiner).

Le portrait numérique avait été décomposé en 10.000 points qui ont été replacés à leur endroit précis sur le champ, devenu canevas du peintre, grâce à une technologie utilisant des satellites. Des centaines de volontaires ont participé à la réalisation.

 

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