Harry Gruyaert, les miracles de la couleur

[Harry Gruyaert / Magnum Photos]

C’est un maître flamand de la photo. Jusqu’au 14 juin à Paris, la rétrospective du Belge Harry Gruyaert attend les derniers curieux et amateurs de belles images pour visiter l’une des plus importantes expositions photographiques de l’année.

 
La soixantaine de clichés installés reflète le génie de l’artiste pour figer les couleurs. Né en Belgique, Harry Gruyaert s’évade vite du plat pays, jugé morne et trop étroit, pour aller saisir les lueurs et lumières de paysages étrangers. Les pays défilent mais l’amour des teintes et tons vifs demeure.
 
Du début des années 1980 à nos jours, les photographies de paysages industriels, balnéaires ou urbains se succèdent. Une scène de rue à La Courneuve cède la place au visage pensif d’une fumeuse, saisi dans un bistrot nippon.
 
 
Décors ordinaires sublimés
 
Balayé par les vents et les nuages, le littoral d’Ostende contraste avec les tons ocres d’une médina d’Essaouira, au Maroc. Plus loin, des soldats en uniformes anciens défilent devant une voiture jaune citron lors d’une reconstitution à Waterloo.
 
L’humain, lui, semble seulement passer ou s’effacer au profit des décors banals ou ordinaires que sublime Harry Gruyaert.
 
Harry Gruyaert, jusqu’au 14 juin, Maison européenne de la photographie, 5, rue de Fourcy (4e).

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