L'épopée italienne de Claude Nori

Les amants de Rimini, 1983.[Claude Nori]

Jusqu'au 1er août, la Galerie Polka accueille une exposition du photographe français, tout en sensualité.

 
Elles fixent l’objectif avec gêne ou insolence, une moue boudeuse ou rieuse. Elles mangent une glace, enlacent des garçons, fument des cigarettes sur la plage, invariablement vêtues d’un bikini.
 
C’est l’été, au début des années 1980, sous le soleil de Nice, Naples, Stromboli, Rimini… La dolce vita. La radio diffuse des tubes de variété italienne, la mode est au beach-­tennis et aux slips de bain moulants pour les hommes.
 
 
La photo, un remède à la timidité
 
Mais ce sont avant tout ces jeunes femmes à qui Claude Nori, né en 1949 de parents italiens, rend grâce dans ses photographies. Lui qui a commencé par suivre des études de cinéma a changé de vocation dès qu’il a eu un appareil à la main, signant des œuvres puissamment sensuelles et nostalgiques.
 
Garçon introverti, trop gauche pour draguer, sa découverte de la photo à l’âge de 19 ans lui a permis de trouver un remède à sa timidité. A travers l’objectif, il s’autorise à ­observer ses sujets féminins avec désir. En les saisissant, il les séduit. Une technique dont la paternité lui revient et à laquelle les historiens de l’image ont plus tard donné un nom : le «flirt photographique».
 
 
L’aventure d’un photographe, de Claude Nori, jusqu’au 1er août (interruption du 23 juin au 4 juillet), Galerie Polka (3e).

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