Paris : les expos à ne pas manquer à la rentrée

Avec "Une brève histoire de l'avenir", le Musée du Louvre présentera l'une des expositions les plus tentantes de l'automne.[Jean Ayissi / AFP / Archives]

Peinture, photographie, design, mode, cinéma… A Paris, la rentrée promet des expositions aux thèmes multiples et enthousiasmants. Panorama des 8 événements-clés de la saison.

 

JR à la Galerie Perrotin

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[Crédits : "Braquage", portrait de Ladj Ly par JR, Les Bosquets, Montfermeil, 2004]

 

C’est le retour de l’enfant prodige à Paris. La recette du Français JR (ses initiales) a été déclinée à l’infini (usée, disent ses détracteurs) : des photos d’anonymes qui vivent en France, en Israël, en Palestine, en Tunisie, en Amérique du Sud ou en Europe, et exposées, dans leur quartier, comme une affiche géante recouvrant l’espace urbain.

Cette fois, c’est dans le confort plus classique d’une galerie d’art qu’exposera celui qui ne quitte jamais son chapeau et ses lunettes noires malgré sa renommée internationale. L’événement rassemblera ses photos prises en banlieue parisienne, entre 2004 et 2006. Des portraits de jeunes au moment charnière des émeutes qui ont vu s’éveiller une génération.

"JR : Decade, Portrait d’une génération", à la Galerie Perrotin. Du 12 septembre au 17 octobre 2015.

 
 

La Corée du Sud à l'honneur aux Arts Déco

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[Crédits : défilé Lie Sangbong à Londres en 2012 / Korean Culture and Information Service]

 

En France, sa culture est souvent moins bien connue que celles de ses voisins du nord-est asiatique, la Chine et le Japon. Que produit donc la Corée, en termes de mode, de design, d’artisanat ?

Faire découvrir les artistes-phares et les techniques spéficiques, la diversité des styles et l’esthétique singulière du pays : telle est l’ambition de cet accrochage, organisé à l’occasion de l’année France-Corée 2015-2016. Au total, plus de 700 pièces de 150 artistes différents composeront l’exposition.

“Korea Now !”, au musée des Arts Décoratifs. Du 19 septembre 2015 au 3 janvier 2016.

 

 

La prostitution entre au musée, à Orsay

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[Crédits : "Olympia" de Manet, Musée d'Orsay]

 

Omniprésente dans le débat public depuis deux ans à travers un projet de loi visant à pénaliser les clients, la prostitution n’avait jamais été abordée au musée. Orsay affirme son originalité et proposera de poser sur “le plus vieux métier du monde” un regard différent, à travers les représentations qu’en ont donné les peintres du XIXe et du début du XXe siècles.

Fascinante ou inquiétante, mondaine ou marginale, la figure de la fille de joie prend des tonalités variées, imposant une puissance sexuelle ou suscitant la pitié, selon le coup de pinceau de Manet, Degas, Toulouse-Lautrec, Munch ou Picasso.

"Splendeurs et misères : Images de la prostitution en France", au Musée Orsay. Du 22 septembre 2015 au 17 janvier 2016.

 

 

Expérience métaphysique au Louvre

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 [Crédits : "Le destin des empires. Destruction" de Thomas Cole, 1836 / The New York Historical Society]

 

C’est un ouvrage de Jacques Attali, publié en 2006, et qui cherchait à prédire l’apparence des cinquante prochaines années à partir de ce que l’on connaît de l’histoire du monde, qui a inspiré l’exposition et lui donne son titre.

“Evenement majeur de la programmation” de l’année selon le musée, l’accrochage fera résonner les oeuvres classiques du Louvre face aux travaux contemporains d’artistes confirmés, tels le Chinois Ai Weiwei, la Française Camille Henrot, le Congolais Chéri Samba ou l’Argentin Tomas Saraceno. Le concept assez impénétrable et les accents très métaphysiques du projet en font l’un des événements les plus mystérieux et les plus tentants de la saison.

"Une brève histoire de l’avenir", au Musée du Louvre. Du 24 septembre 2015 au 4 janvier 2016.

 

 

Retour à l'ère jurassique, au Palais de la Découverte

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[Crédits : Claire Lebertre / AFP / Archives]

 

Ils auraient peuplé la Terre, entre 65 millions et 250 millions d’années avant JC. Terrifiants, grandioses, subjuguants, les dinosaures n’auront jamais cessé de fasciner petits et grands. Le Palais de la découverte accueiller, à partir du 29 septembre, une vaste exposition, construite par les spécialistes du National History Museum de Londres.

50 spécimens de dinosaures y seront dévoilés à l’échelle 1, agrémentés par des sons et des odeurs. Un ensemble pensé pour que chacun puisse s’imaginer à quoi ressemblait concrètement la période jurassique.

“L’ère des dinosaures”, au Palais de la Découverte. A partir du 29 septembre 2015.

 

 

Warhol se démultiplie au Musée d'art moderne

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[Crédits : "Andy Warhol with Archie" par Jack Mitchell, 1973]

 

"J’ai commencé à répéter la même image parce que j’aimais la manière dont la répétition changeait cette image". Fleurs, autoportraits, chaises électriques, Jacky Kennedy, Mao… Le même cliché à chaque fois baignée dans une teinte différente, telle est la signature de Warhol.

Alors qu’il est déjà à l’honneur au Centre Pompidou à Metz, jusqu’au 23 novembre, pour l’exposition “Warhol underground”, le génie de la sérigraphie investira Paris le 2 octobre. Ses “shadows” (“ombres”), composées de 102 toiles qui s’étendent sur quelques 130 mètres, feront l’événement : c’est la première fois qu’elles seront réunies, dans leur intégralité, en Europe. Le pilier du Studio 54, artiste visuel hors-pair, a des arguments pour séduire tous les âges.

“Warhol unlimited”, au Musée d’art moderne de la ville de Paris. Du 2 octobre 2015 au 7 février 2016.
 

 

Picasso et ses héritiers au Grand Palais

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[Crédits : Accrochage de "Tête de femme", 1939 / AFP / Archives]

 

A Paris, Picasso a déjà son propre musée, rue de Thorigny (3e arrondissement). Nul intérêt donc de bâtir une énième exposition autour de l’oeuvre de cet Espagnol que les Français aiment tant.

Le Grand Palais initie une autre formule, captivante : montrer comment Picasso a su influencer les artistes après lui. Peintres et créateurs contemporains se sont confronté à l’héritage de Picasso, l’ont pris de front ou contourné. Lichtenstein, Basquiat, Warhol ou Jeff Koons font partie de ces enfants de l’art qui ont dû se mesurer au père et figureront en bonne place dans l’exposition.

“Picasso Mania”, au Grand Palais. Du 7 octobre 2015 au 29 février 2016.

 

 

Scorsese en majesté à la Cinémathèque

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[Crédits : Etoile de M. Scorsese sur le Hollywood Walk of Fame / Wikimedia Commons]

 

Des personnages masculins à la limite de la dinguerie, quelques drogues, pas mal de sexe et beaucoup de violences, le tout enveloppé dans des intrigues ciselées et des images soigneusement stylisées. En cinquante ans de carrière, Martin Scorsese s’est imposé au cinéma comme l’un des talents américains les plus sûrs de son époque.

La Cinémathèque consacrera une rétrospective de son travail, depuis “Who’s that knocking at my door ?” (1967) jusqu’au “Loup de Wall Street” (2013), en passant par “Taxi Driver” (1976), “Casino” (1995) et “Les Infiltrés” (2006). Elle reviendra tant sur ses influences que ses scénarios, sa mise en scène et son goût pour les décors new-yorkais.

"Martin Scorsese" à la Cinémathèque française. Du 14 octobre 2015 au 14 février 2016.

 

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