Charge de Kosciusko-Morizet contre Hollande: "la vraie violence", c'est "le mensonge"

Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, s'est livrée lundi à une charge virulente contre le candidat socialiste François Hollande, assurant que la "vraie violence" réside dans ses "mensonges".[AFP]

Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, s'est livrée lundi à une charge virulente contre le candidat socialiste François Hollande, assurant que la "vraie violence" réside dans ses "mensonges".

Nicolas Sarkozy "n'est pas agressif. Il y a une seule chose qui est agressive en période de campagne et en période de crise, c'est le mensonge", a lancé la porte-parole sur i-TELE.

"Et le mensonge, c'est ce qui est pratiqué par François Hollande qui dit le matin des choses différentes de ce qu'il dit l'après-midi et qui surtout entretient le flou sur ses propositions", a poursuivi Nathalie Kosciusko-Morizet.

"Pire que cela, il dit des choses différentes selon les publics. La vérité de Londres n'est pas la vérité de Paris. Et que dira-t-il à Athènes ou à Pékin ?", a-t-elle demandé.

Celle qui est encore ministre faisait allusion aux déclarations de François Hollande sur la finance, que le camp du président sortant a critiquées à plusieurs reprises, accusant le candidat socialiste de flottement.

"Je peux faire la liste des sujets sur lesquels on ne sait pas aujourd'hui ce que pense ou ce que propose François Hollande. La vraie violence, elle est là", a-t-elle encore dit. Nathalie Kosciusko-Morizet a à nouveau accusé François Hollande de vouloir préparer, s'il était élu, une "chasse aux sorcières" dans la fonction publique. Il "menace les fonctionnaires et fait peser une espèce de climat de défiance". "Oui, c'est une chasse aux sorcières et la chasse aux sorcières sera suivie d'une purge".

Le candidat socialiste a déclaré dimanche que les hauts fonctionnaires liés au "système" Sarkozy, dans la police et la justice, "auraient forcément à laisser la place à d'autres".

Au sujet de l'instauration d'une dose de proportionnelle pour les législatives proposée dimanche par Nicolas Sarkozy à Marseille, Nathalie Kosciusko-Morizet a assuré que le président sortant souhaitait le "maintien du fait majoritaire...qui reste central". "Il ne s'agit pas d'aller vers un système proportionnel intégral comme cela a pu être le cas par le passé". "Ce n'est pas de la charité" en direction de formations telles que les centristes", a-t-elle dit aussi, réfutant l'accusation en ce sens lancée dimanche par le candidat MoDem, François Bayrou.

Nathalie Kosciusko-Morizet a fustigé les "accords électoraux misérables" conclus entre socialistes et EELV, où l'on négocie "réacteurs nucléaires contre circonscriptions". "Les Verts font cela pour pouvoir avoir un strapontin à l'Assemblée nationale", a-t-elle dit.

Sur la candidate Fn Marine Le Pen, qui a agité un "carton rouge" devant ses sympathisants réunis dimanche à Lille, pour réclamer le départ de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet s'est contentée de déclarer : "c'est de la scène".

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