La CGPME voit des moyens "peu coûteux" de simplifier la vie des sociétés - TROIS QUESTIONS

Les PME et leur rôle dans les créations d'emplois, l'exportation et l'innovation sont des sujets de débat dans la campagne présidentielle. Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, saisit l'occasion pour plaider en faveur d'un allègement des contraintes fiscales et réglementaires pesant sur les PME, à l'adresse du futur président.[AFP/Archives]

Les PME et leur rôle dans les créations d'emplois, l'exportation et l'innovation sont des sujets de débat dans la campagne présidentielle. Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, saisit l'occasion pour plaider en faveur d'un allègement des contraintes fiscales et réglementaires pesant sur les PME, à l'adresse du futur président, dans une interview à l'AFP.

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), revendique plus de 550.000 entreprises adhérentes.

Q: Qu'attendez-vous du président après son élection ?

R: "En dehors du fait qu'il doit résorber la dette de la France, il y a une réelle prise en compte des préoccupations des PME et des TPE qui souffrent du contexte économique difficile que l'on connaît. Je crois que l'on peut par des mesures simples et peu coûteuses alléger le poids de contraintes qui sont dues à cette crise.

Par exemple, en cinq ans le code du travail a pris plus de 20% supplémentaires. Il est impossible pour un patron de PME de connaître toutes ces règles qu'il doit pourtant appliquer. Notre proposition est simple: gager tout nouveau texte sur la disparition d'un texte existant. Il faut absolument stopper cette exception française d'inflation législative et réglementaire".

Q: Que devrait-il faire en premier ?

R: "Donner un signal fort pour la compétitivité des entreprises françaises en instaurant par exemple un taux réduit d'impôt sur les sociétés, sur les PME et TPE, sous condition d'affectation des bénéfices aux fonds propres.

Le renforcement des fonds propres des PME est en effet une condition essentielle du développement de nos entreprises synonyme de croissance et d'emploi pour l'économie française. Là encore, il s'agit d'une proposition simple.

Instaurer un plafonnement en liant la fiscalité nationale et la fiscalité locale directe.

Instaurer un contrat de mandature pour donner de la visibilité aux chefs d'entreprise. Un de nos soucis est la rétroactivité des textes. Un chef d'entreprise doit pouvoir s'appuyer sur un environnement stable pour se consacrer au métier qui est le sien, sans être en permanence obligé de s'adapter à des règles changeantes. Les évolutions récentes sur le photovoltaïque ou les heures supplémentaires sont en la matière des contre-exemples".

Q: Ce qu'il ne devra surtout pas faire

R: "Ce qu'il ne faudrait surtout pas faire c'est augmenter les prélèvements obligatoires. J'ai noté qu'ils sont également à inscrire au Guinness Book des records européens. La France se place à la quatrième place européenne par ordre décroissant avec 44,5% du PIB contre les 39,5% de l'Allemagne et les 37,4% du Royaume-Uni, selon les derniers chiffres comparatifs d'Eurostat, qui concernent l'année 2010. Supprimer brutalement les allègements de charges sur les bas salaires serait également catastrophique en termes d'emploi".

Propos recueillis par Ursula HYZY

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