Les militants FN se mettent en campagne

Soulagés et heureux de l'obtention des 500 parrainages de leur candidate à la présidentielle, les militants du Front National, venus accueillir mardi Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, estiment qu'ils vont désormais pouvoir "vraiment faire campagne".[AFP]

Soulagés et heureux de l'obtention des 500 parrainages de leur candidate à la présidentielle, les militants du Front National, venus accueillir mardi Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, estiment qu'ils vont désormais pouvoir "vraiment faire campagne".

Les militants se massent peu à peu devant la petite salle des fêtes Jacques-Prévert d'Hénin-Beaumont. Les drapeaux se déplient, une militante d'une cinquantaine d'années est en train d'agrafer son pins clignotant en attendant l'arrivée de Marine Le Pen.

"On y croyait", sourit cette dame originaire de Béthune, qui a pris sa demi-journée pour accueillir la candidate FN.

Pascal Bultez, ouvrier de 56 ans, est lui venu de Catillon (Nord), à environ 80 kilomètres. Visage émacié, voix fluette, lunettes fumées, et petite flamme tricolore accrochée à la veste de son costume. "Je me mets toujours sur mon 31 pour Marine, comme pour Jean-Marie avant", confie-t-il.

Militant frontiste depuis 1988, il a tourné dans une "vingtaine de communes" du Cambraisis et de l'Avesnois pour convaincre des élus, mais n'a obtenu aucune signature. "C'était angoissant!", résume-t-il.

"Maintenant, elle est là, c'est à nous de nous battre, de tracter, de coller des affiches", ajoute-t-il.

Soulagés, les militants se disent aussi heureux, avant de rapidement prendre une position combative.

"Pour nous, la vraie campagne va commencer. Ce n'est plus une candidate virtuelle" souligne Didier, ancien militant socialiste venu au Front National il y a un peu moins d'un an.

Nicolas, un menuisier de 24 ans qui ne souhaite pas donner son nom, adhérent depuis 2009, est persuadé que l'obtention des 500 signatures va "+booster+ les militants et les Français".

Cela va aussi faciliter la campagne, estime Laurent Brice, secrétaire départemental du Pas-de-Calais, qui relate les problèmes financiers -- sans les signatures, le FN n'avait pas obtenu de prêts des banques -- au niveau local.

"Maintenant, on va faire ce qu'on aime, aller voir les gens, du porte-à-porte, distribuer des tracts", se réjouit-il.

La baisse dans les sondages, dans lesquels Marine Le Pen se situe autour de 16%-17%, à une bonne dizaine de points du duo de tête? "Elle était obligée de ne parler que de ça, des parrainages, plutôt que des vrais problèmes des Français. Le système a fait en sorte de l'obliger à parler de ça et à l'épuiser financièrement", avance Nicolas.

Le système? "C'est l'UMP, le PS et tous les petits copains qui vont avec", qui ont, selon les militants, fait pression sur les maires.

"Elle représente la troisième force politique, on n'aurait pas dû avoir à faire tout ça", abonde Emmanuel Rignaux, responsable de la propagande dans le Pas-de-Calais pour le FN.

A l'heure prévue, la candidate arrive à la salle des fêtes bondée où se tassent une centaine de militants, accueillie sous des "Marine, Marine !" qui se transforment vite en "Marine, Présidente !".

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