Accueillant Chevènement, Hollande souligne avoir toujours "voulu rassembler"

François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a affirmé mercredi avoir toujours "voulu rassembler", en accueillant le soutien de Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, dont certains membres rejoindront son équipe de campagne.[AFP/Archives]

François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a affirmé mercredi avoir toujours "voulu rassembler", en accueillant le soutien de Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, dont certains membres rejoindront son équipe de campagne.

Jean-Pierre Chevènement, "avec son autorité, son parcours qui nous a parfois conduits à être en désaccord, a estimé que nous devons dépasser ce qui a pu nous séparer pour nous unir dans une cause qui est celle de la réussite de la France", a affirmé M. Hollande lors d'un point de presse, au côté du sénateur, au siège de campagne.

"J'ai décidé d'apporter mon soutien ferme, sans démagogie, les yeux ouverts à celui qui peut le mieux rassembler toutes les forces de la France", a lancé de son côté l'ancien candidat à l'Elysée, au lendemain de l'officialisation, sur TF1 mardi soir, de son soutien attendu.

Connaissant François Hollande "depuis longtemps", il a avec lui une "relation amicale, ce qui ne veut pas dire que François ne soit pas dur en affaires", a poursuivi M. Chevènement, allusion à la "confection des listes" aux Européennes de 1999. "Je sais qui est François Hollande, un homme intelligent, pragmatique, un homme d'Etat réaliste qui, naturellement, se trouvera devant de très grandes difficultés".

"J'ai toujours voulu rassembler", a dit le député PS de Corrèze. "Je veux rassembler les Français dans un moment où il est clair que le candidat sortant essaie de les diviser, de les séparer".

"Le mouvement de Jean-Pierre Chevènement a signé un accord avec le PS", a rappelé M. Hollande. "Ca relève des relations entre les deux organisations. En revanche, j'associerai les amis de Jean-Pierre Chevènement à la direction de campagne pour que chacun soit à sa place".

"Nous sommes dans une équipe de campagne. J'ajoute, j'additionne, je ne retranche pas".

Le rassemblement "n'est pas factice, est essentiel", a-t-il dit. "Je ne pense pas que l'image d'une toute petite équipe, repliée sur elle-même avec des conseillers de l'ombre et quelquefois qui reviennent de l'ombre, soit la meilleure façon de pouvoir incarner une présidence respectueuse, rassembleuse, harmonieuse", a-t-il accusé, visant implicitement celle de Nicolas Sarkozy.

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