Le président du Sénat français tente de rassurer les élus américains sur Hollande

Le président socialiste du Sénat français, Jean-Pierre Bel, était mardi au Capitole à Washington pour tenter de rassurer les élus américains sur les effets d'une éventuelle alternance en France, si François Hollande remplace Nicolas Sarkozy à l'Elysée[AFP/Archives]

Le président socialiste du Sénat français, Jean-Pierre Bel, était mardi au Capitole à Washington pour tenter de rassurer les élus américains sur les effets d'une éventuelle alternance en France, si François Hollande remplace Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

"Lorsque le président du Sénat se déplace il est autorisé par le président de la République à transmettre des messages d'amitié, mais bien entendu je serai aussi porteur de messages du candidat François Hollande", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec la presse française mardi au Capitole.

"J'ai expliqué qui était François Hollande, et sa proximité connue avec Jacques Delors sur la construction européenne", a-t-il ajouté.

M. Bel a ajouté que M. Hollande "a souhaité que l'on puisse avoir auprès de nos amis américains un message et en tout cas un geste qu'ils puissent bien comprendre et interpréter".

Le président du Sénat français a rencontré les élus démocrates John Kerry et Richard Durbin, ainsi que le républicain John McCain.

Depuis lundi à Washington, il a également rencontré des membres de cercles de réflexion, ainsi que des personnalités du monde culturel.

"Avec John Kerry notamment nous avons eu une discussion extrêmement franche (...) J'étais un peu surpris des craintes fortes dont on a entendu parler, cette angoisse de voir une alternance en France. Ce n'est pas vraiment le trait dominant que j'ai pu ressentir dans les discussions".

M. Bel a affirmé qu'il a cherché à rassurer ses interlocuteurs américains sur les effets d'une éventuelle alternance --en cas de victoire de M. Hollande sur Nicolas Sarkozy à la présidentielle en France-- à la veille de rendez-vous internationaux comme le G8 en mai prochain à Camp David (Maryland, est des Etats-Unis).

"La position française, quel que soit le nouveau président, est prévisible, c'est ça qui les intéresse (les Américains)", a dit M. Bel à la presse.

Interrogé sur l'absence de visite de François Hollande à Washington à ce jour, M. Bel a répondu que le candidat socialiste "avait envisagé cette éventualité", sans qu'elle se concrétise.

M. Bel se rendra mercredi à New York pour une rencontre avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

Vous aimerez aussi

Congrès de Versailles : les moments forts du discours de Macron
Politique Congrès de Versailles : les moments forts du discours d'Emmanuel Macron
Versailles : un congrès polémique
Politique Versailles : un congrès polémique
Politique Congrès de Versailles : Jean-Luc Mélenchon refuse de «venir admirer sa splendeur Macron 1er»

Ailleurs sur le web

Derniers articles