Rachid Nekkaz en garde à vue pour achat de parrainages d'élus

L'homme d'affaires et activiste Rachid Nekkaz a été placé en garde à vue mardi à Paris dans le cadre d'une affaire d'achat de parrainages de maires pour l'élection présidentielle, a-t-on appris de source proche de l'enquête[AFP/Archives]

L'homme d'affaires et activiste Rachid Nekkaz a été placé en garde à vue mardi à Paris dans le cadre d'une affaire d'achat de parrainages de maires pour l'élection présidentielle, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

M. Nekkaz a été interpellé vers 16H00 en voiture à Puteaux (Hauts-de-Seine) et placé en garde à vue dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la police judiciaire parisienne, dans une "affaire d'achat de parrainages d'élus", a raconté cette source.

Dans un communiqué, l'association Front des banlieues indépendant, soutien de M. Nekkaz, avait annoncé en début de soirée sa garde à vue, précisant qu'il agissait dans "le cadre de son opération de salut républicain consistant à demander aux élus de la République de parrainer des femmes candidates à l'Élysée ayant des difficultés à obtenir leur parrainage et à faire abolir le système des parrainages des élus qui favorise la corruption".

M. Nekkaz a ainsi "invité le maire d'une commune du Pas-de-Calais à parrainer Cindy Lee, la candidate du +parti de l'amour et de la liberté+", mardi à la mi-journée, en déposant directement le parrainage devant le Conseil constitutionnel, selon le communiqué.

Le maire du Pas-de-Calais a été entendu comme témoin dans cette affaire, selon la source proche de l'enquête.

Originaire de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), M. Nekkaz, 39 ans, a adhéré au Parti socialiste en juin 2009. Ce chef d'entreprise a fait fortune dans les nouvelles technologies et l'immobilier. Il n'avait pas réussi à être candidat à la présidentielle de 2007, faute de parrainages.

Adepte des coups d'éclat, M. Nekkaz, également porte-parole de l'association "Touche pas à ma constitution", avait notamment promis de payer toutes les amendes dressées à l'encontre des femmes portant le voile intégral dans la rue.

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