Sarkozy qualifie Mohamed Merah de "monstre"

Nicolas Sarkozy en meeting à Strasbourg Nicolas Sarkozy tenait à Strasbourg son premier meeting de campagne depuis la tuerie de Toulouse. [ERIC FEFERBERG / AFP]

Nicolas Sarkozy a qualifié jeudi Mohamed Merah de "monstre" et de "fanatique", estimant que ce serait une "faute morale" de vouloir "chercher une explication" au geste de l'auteur des sept assassinats à Montauban et Toulouse, tué dans un assaut du raid.

"Ces crimes ne sont pas ceux d'un fou. Un fou est irresponsable. Ces crimes sont ceux d'un fanatique et d'un monstre ", a déclaré le président-candidat lors d'une réunion publique à Strasbourg.

"Chercher une explication au geste de ce fanatique, de ce monstre, laisser entrevoir la moindre compréhension à son égard ou pire lui chercher la moindre excuse, serait une faute morale", a développé M. Sarkozy, qui a repris sa campagne qu'il avait suspendue lundi.

"Mettre en cause la société, montrer du doigt la France, la politique, les institutions, ce n'est pas digne. Ce n'est pas faire preuve d'un esprit de responsabilité dans un moment où la Nation a d'abord besoin d'unité", a poursuivi le chef de l'Etat devant 9.000 personnes selon l'UMP.

Il a par ailleurs précisé que des "peines de prison" seront prévues pour ceux qui font l'apologie du terrorisme.

Il a répété que la consultation régulière des sites internet faisant l'apologie du terrorisme et les déplacements à l'étranger "pour y suivre des travaux d'endoctrinement" seront désormais "punis pénalement", comme il l'avait fait à la mi-journée à l'Elysée en tirant les "conclusions" des drames de Montauban et Toulouse.

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