Hollande: "la sécurité", "première exigence" pour la Corse

François Hollande a fustigé, à travers l'exemple de la Corse, le quinquennat de Nicolas Sarkozy et assuré que sa "première exigence" pour l'île, s'il était élu, serait "la sécurité", lors d'un meeting samedi à Ajaccio.[AFP]

François Hollande a fustigé, à travers l'exemple de la Corse, le quinquennat de Nicolas Sarkozy et assuré que sa "première exigence" pour l'île, s'il était élu, serait "la sécurité", lors d'un meeting samedi à Ajaccio.

"Ici, en Corse nous avons trois exigences. La première, c'est la sécurité, car (...) c'est la première des libertés", a-t-il lancé devant plusieurs centaines de personnes réunies place Foch à Ajaccio, pour une réunion publique en plein air.

"Quand un territoire comme le vôtre est à ce point exposé aux violences, aux assassinats, oui, ce territoire exige de l'Etat une sécurité effective", a-t-il lancé.

"Ici même il y a eu depuis 5 ans, 20 homicides par an" et pour "la seule année 2011, 22 homicides et 16 tentatives, un record en France", a-t-il ajouté. "Comment l'admettre ? Et il (Nicolas Sarkozy, ndlr) viendrait nous faire des leçons sur la question de la sécurité (...) sur la question des lois républicaines !", a dénoncé le député de Corrèze.

"Il convient d'abord d'éradiquer cette violence", a-t-il affirmé, annonçant qu'il "renforcerait donc les moyens de la gendarmerie et de la police", de même que la justice, assurant : "les dossiers judiciaires doivent pouvoir être traités en Corse".

Les deux autres exigences sont la "solidarité de l'Etat", notamment concernant les infrastructures de transport, et "de répondre aux inquiétudes sociales" (logement, santé, éducation).

"La République, c'est d'abord d'assurer à chacun le droit à la sécurité et d'y veiller constamment et d'appliquer de manière ferme les lois de la République ! Et pas besoin d'en inventer à chaque moment et dans chaque circonstance !", a encore estimé M. Hollande.

Selon lui, il ne faut "pas simplement se satisfaire d'effets d'annonce sans cesse répétés, de lois chaque fois modifiées et qui finalement ne sont jamais appliquées avec suffisamment d'autorité et de fermeté".

Devant la presse, il a précisé qu'à ses yeux le bilan de la sécurité dans l'île de Beauté était "une illustration des échecs" du président. Selon lui, il fait "toujours les mêmes erreurs: il annonce des projets de lois - pourquoi ce n'est pas appliqué ? - , il faut attendre un drame pour faire une loi".

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