Douste-Blazy dénonce une "campagne de diversion"

L'ancien ministre UMP Philippe Douste-Blazy, soutien de François Bayrou pour la présidentielle, a affirmé dimanche sur Canal+ que prétendre que le candidat centriste a voulu instrumentaliser la tuerie de Toulouse "relève de la malhonnêteté intellectuelle".[AFP/Archives]

L'ancien ministre UMP Philippe Douste-Blazy, soutien de François Bayrou pour la présidentielle, a affirmé dimanche sur Canal+ que prétendre que le candidat centriste a voulu instrumentaliser la tuerie de Toulouse "relève de la malhonnêteté intellectuelle".

"Ceux qui ont pu ou voulu faire croire que François Bayrou avait voulu instrumentaliser ce drame, cela relève de la malhonnêteté intellectuelle. Il n'a jamais dérapé, il dit seulement que nous sommes dans une société qui est une société violente", a déclaré M. Douste-Blazy, interrogé lors de l'émission Dimanche+ sur les critiques de l'UMP en ce sens.

Lundi, au soir de la tuerie de Toulouse, le président du MoDem avait déclaré à Grenoble que cette tuerie s'enracinait "dans l'état d'une société" malade de ses divisions, accusant les responsables politiques qui "montrent du doigt" en fonction "des origines" et font "flamber les passions".

Interrogé sur l'arsenal de nouvelles mesures antiterroristes annoncé par M. Sarkozy, M. Douste-Blazy a aussi estimé qu'il fallait "soutenir par définition (...) tout ce qui permettra de casser le cou au terrorisme".

Il a d'autre part qualifié de "campagne de diversion" le débat présidentiel en cours, prenant l'exemple de la controverse sur la viande halal. "On ne parle pas du pouvoir d'achat, du redressement économique. François Bayrou est le candidat du redressement économique", a-t-il dit.

Il a jugé que rien n'était perdu pour le candidat centriste. "On n'est qu'au début de la campagne. On n'est pas à la moitié de la première mi-temps", a-t-il affirmé en se fondant sur le fait que tous les candidats ont droit depuis le 20 mars à un temps de parole égal dans les médias audiovisuels.

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