Guaino : la France ne veut pas de "prêcheur extrémiste" sur son territoire

La France ne veut "aucun prêcheur extrémiste" sur son territoire, a déclaré dimanche Henri Guaino, en démentant qu'il y ait eu une "défaillance" des services consulaires français au sujet du visa d'un prédicateur radical qui souhaite se rendre en France.[AFP/Archives]

La France ne veut "aucun prêcheur extrémiste" sur son territoire, a déclaré dimanche Henri Guaino, en démentant qu'il y ait eu une "défaillance" des services consulaires français au sujet du visa d'un prédicateur radical qui souhaite se rendre en France.

"Le gouvernement français ne souhaite la venue d'aucun prêcheur extrémiste sur le territoire français", a souligné le conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy sur Radio J.

Interrogé plus précisément sur le cas de Youssef Al-Qaradaoui (BIEN YOUSSEF AL-QARADAOUI), d'origine égyptienne et prédicateur influent sur Al-Jazira, Henri Guaino a déclaré qu'il n'y avait "pas eu de défaillance des services consulaires français" et qu'aucun visa ne lui avait été attribué dans la mesure où, a-t-il expliqué il n'en avait pas besoin car il est détenteur d'un passeport diplomatique qatari.

"Il n'y a pas eu besoin de lui donner un visa. Il n'y a pas lieu de lui retirer" un visa, a souligné le conseiller présidentiel.

Manuel Valls (PS) et le Front national ont assuré samedi que les autorités françaises avaient annulé un visa pour Youssef Al-Qaradaoui, ainsi que pour un autre prédicateur, attendus en France début avril à l'invitation de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF).

Si Youssef Al-Qaradaoui veut venir en France, "malgré l'avis contraire des autorités françaises", il pourra faire l'objet de mesures d'interdiction du territoire, a assuré Henri Guaino.

"Le gouvernement prendra les mesures nécessaires si ce prédicateur décide de venir en France", a-t-il insisté, ajoutant qu'il y a "beaucoup de personnes qui vont faire l'objet de mesures d'interdiction du territoire à la suite" de l'affaire de Toulouse.

"Le gouvernement prend et prendra toutes les mesures nécessaires pour que ce genre de personnage ne vienne pas sur le territoire de la République française délivrer un message extrémiste, un message de haine, un message antisémite ou un message raciste. C'est vrai pour celui-ci comme pour tous les autres", a poursuivi le conseiller présidentiel.

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