Comment interpréter les sondages électoraux ?

La commission des sondages a appelé mercredi à "la plus grande prudence" dans l'interprétation des résultats des sondages d'intentions de vote, en rappelant "la marge d'incertitude" dont ils sont affectés, à 25 jours du premier tour de l'élection présidentielle.[AFP/Archives]

La commission des sondages a appelé mercredi à "la plus grande prudence" dans l'interprétation des résultats des sondages d'intentions de vote, en rappelant "la marge d'incertitude" dont ils sont affectés, à 25 jours du premier tour de l'élection présidentielle.

Dans un communiqué, cet organisme public créé par la loi "estime nécessaire, eu égard à la place qu'occupent les sondages d'intention de vote dans la campagne électorale, d'insister sur la grande prudence avec laquelle les résultats de ces sondages doivent être interprétés".

Elle "rappelle que les sondages ne sont qu'un instrument d'analyse de l'opinion publique et non pas un outil de prévision des résultats électoraux".

La commission "insiste sur la marge d'incertitude dont sont affectés les résultats publiés". "Cette marge est d'autant plus élevée que la taille de l'échantillon est faible. La taille et les modalités de constitution des échantillons ont notamment pour effet que les scores publiés par les instituts de sondage sont généralement établis sur la base d'un effectif de l'ordre de 600 personnes", précise-t-elle.

La mesure des intentions de vote porte en effet sur ceux qui ont exprimé une telle intention. De la taille de l'échantillon initial, quasiment toujours proche ou supérieur à 1.000 personnes, il faut en effet retirer les personnes qui ont l'intention de s'abstenir (environ 20%), puis les personnes se déclarant certaines d'aller voter mais n'ayant pas exprimé d'intention de vote (autour de 10% au 1er tour, de 20% au second), précise-t-on à la commission.

Avec des échantillons ainsi réduits, les écarts entre des scores attribués aux candidats qui n'excèdent pas 4 points environ "ne sont pas véritablement significatifs", ajoute le communiqué.

Par ailleurs, la commission rappelle qu'elle "exerce son contrôle, non seulement sur les sondages qui portent sur les intentions de vote des électeurs et leurs motivations, mais aussi sur ceux qui sont relatifs à la popularité des hommes politiques, aux opinions exprimées à l'égard des candidats, des partis ou groupements politiques ou plus généralement à l'égard des sujets liés au débat électoral".

"Il en résulte notamment, poursuit le communiqué, que la publication ou la diffusion de tels sondages doit être obligatoirement accompagnée des mentions suivantes : le nom de l'organisme qui l'a réalisé et celui de l'acheteur, le nombre de personnes interrogées, les dates de l'enquête et enfin la faculté de consulter la notice des sondages publiés auprès du secrétariat de la commission".

"Cette faculté est ouverte à toute personne qui souhaiterait la saisir d'une demande de consultation", ajoute la commission.

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