Hollande "mal placé pour donner des leçons" selon Copé

Jean-François Copé s'est réjoui vendredi que le déficit public soit "très inférieur" à celui prévu par le gouvernement, en jugeant que François Hollande, avec sa gestion "calamiteuse" de la Corrèze, était "mal placé pour donner des leçons" à Nicolas Sarkozy.[AFP/Archives]

Jean-François Copé s'est réjoui vendredi que le déficit public soit "très inférieur" à celui prévu par le gouvernement, en jugeant que François Hollande, avec sa gestion "calamiteuse" de la Corrèze, était "mal placé pour donner des leçons" à Nicolas Sarkozy.

La France a réduit son déficit public davantage que prévu en 2011, à 5,2% du PIB, mais la dette publique a continué d'augmenter, davantage qu'attendu, atteignant le niveau record 1.717,3 milliards d'euros, soit 85,8% du PIB.

"La gestion rigoureuse de la France contraste avec celle calamiteuse de la Corrèze (...). Encore une fois le contraste est saisissant entre Nicolas Sarkozy, qui tient ses engagements, et un François Hollande, qui a d'ores et déjà annoncé qu'avec lui, il ne faut pas espérer un retour à l'équilibre avant 2017 et encore... seulement si la France renoue avec une croissance +miracle+, auquel aucun expert ne croit", a déclaré dans un communiqué M. Copé.

"Ce laxisme financier n'a rien de surprenant venant de François Hollande, qui, malgré ses dénégations et ses esquives habituelles, ne peut nier son bilan calamiteux à la tête de la Corrèze", accuse-t-il.

Le candidat socialiste à la présidentielle "ne cesse de critiquer le bilan" du président-candidat "tout en se gardant bien d'assumer le sien". "En matière de crédibilité financière et de courage pour réduire les dépenses, il n'a de leçon à donner à personne", affirme M. Copé.

Delphine Batho, porte-parole de François Hollande, a répliqué en estimant que "quand Jean-François Copé parle de la Corrèze, son nez s'allonge comme celui de Pinocchio".

"Après avoir colporté des allégations mensongères concernant les agents du Conseil général, Jean-François Copé multirécidive dans le mensonge en évoquant une gestion soi-disant calamiteuse de la Corrèze", déclare la députée PS dans un communiqué.

"Les faits sont têtus et la réalité des chiffres contredisent formellement les accusations infondées du secrétaire général de l'UMP. Entre 2001 et 2008, la droite corrézienne a cumulé une dette de 300 millions d'euros et, sur les quatre dernières années qui ont précédé l'arrivée de François Hollande à la tête de ce département, cette dette a explosé de 283% ! Si bien que, lorsque la gauche est arrivée en responsabilité, la Corrèze était le département le plus endetté de France", rappelle-t-elle.

"En réalité, une gestion exemplaire des finances publiques est mise en oeuvre depuis 2008" et l'arrivée de M. Hollande à la tête du Conseil général. "Ces trois dernières années, le recours à l'emprunt a été réduit de près de 50% comparé à la gestion de l'UMP", a-t-elle ajouté.

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