Présidentielle: à J-23 du premier tour

Nicolas Sarkozy a annoncé une bonne nouvelle vendredi: la réduction du déficit public de la France à 5,2% du PIB en 2011, mieux que les 5,7% prévus. Mais il n'a pas évoqué le fait que la dette publique a continué d'augmenter, ce que n'ont pas manqué de lui reprocher ses adversaires.[AFP]

Nicolas Sarkozy a annoncé une bonne nouvelle vendredi: la réduction du déficit public de la France à 5,2% du PIB en 2011, mieux que les 5,7% prévus. Mais il n'a pas évoqué le fait que la dette publique a continué d'augmenter, ce que n'ont pas manqué de lui reprocher ses adversaires.

LE FAIT DU JOUR

"La France a fait beaucoup mieux grâce aux efforts des Français", s'est réjoui Nicolas Sarkozy en annonçant les chiffres du déficit public, grillant au passage la politesse à l'Insee. "Cela signifie que les engagements que j'ai pris, si les Français me font confiance, d'être à 3% en 2013 seront tenus et à 0% en 2016, ce sera tenu", a ajouté le chef de l'Etat.

Il a enfoncé le clou en rappelant que François Hollande avait jugé cet objectif "inatteignable".

Les ministres se sont empressés de saluer une baisse "historique", dixit la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse. "Jamais le déficit public de la France n'a autant diminué d'une année sur l'autre", s'est réjoui François Fillon.

L'Insee a confirmé plus tard cette réduction, mais elle a aussi apporté une mauvaise nouvelle: la dette publique a continué d'augmenter, atteignant le record de 85,8% du PIB. Un chiffre sur lequel le chef de l'Etat et le gouvernement sont restés muets.

"On n'est pas deuxième dans la liste après la Grèce, c'est vrai qu'il y a l'Espagne et l'Italie, mais on n'est pas loin derrière", a déploré Robert Rochefort, proche de François Bayrou.

Pour Michel Sapin et Jérôme Cahuzac, responsables économiques du programme de François Hollande, en annonçant la baisse du déficit budgétaire Nicolas Sarkozy a voulu "transformer en bonne nouvelle, une mauvaise nouvelle", celle de la hausse de la dette.

LES PHRASES DU JOUR

- "En écho à la +bravitude+ de Ségolène Royal, il règne une étrange +lâchitude+ des fameux grands": Nicolas Dupont-Aignan en présentant le courrier envoyé aux neuf autres candidats à la présidentielle les invitant à un "grand débat contradictoire" avant le premier tour.

- "Claude François et Mélenchon, c'est la grande nostalgie: les années 70, les drapeaux rouges, on va tout renverser... Mais arrêtez arrêtez!": Daniel Cohn-Bendit.

- "A entendre leurs propos à l'encontre du candidat du Front de gauche, on pourrait croire que ce n'est plus Nicolas Sarkozy qui dirige la France après l'avoir dépecée, défigurée, fragilisée. On pourrait croire que (Marine) Le Pen et ses visées haineuses et racistes n'existent plus!": Marie-George Buffet.

- "Hollande a sorti un livre, plus personne n'en parle. Moi je n'ai pas sorti le mien, tout le monde en parle": Nicolas Sarkozy.

LES COULISSES

Nicolas Sarkozy tiendra un "Twitter meeting" d'ici au premier tour. Valérie Rosso-Debord, l'une des twittos les plus active de l'UMP, devrait en annoncer la date lors du rassemblement des jeunes autour du candidat UMP samedi au parc des Expositions de la porte de Versailles

LE SONDAGE DU JOUR

C'est plus chaud à gauche qu'à droite: les électeurs de droite et du centre tendent à avoir une vie sexuelle "plus stable" et "moins intense" que ceux de gauche et que l'ensemble des Français, selon un sondage Ifop pour le magazine pornographique Hot Vidéo. A l'en croire, le nombre moyen de rapports sexuels chez les électeurs de Nicolas Sarkozy (6,7 par mois) et de François Bayrou (5,9) est en effet "sensiblement plus faible" que celui observé chez les électeurs de gauche (7,6), d'extrême gauche (7,7) et d'extrême droite (8), contre 7,8 en moyenne pour l'ensemble des Français.

LE BUZZ

Les critiques de The Economist font réagir les internautes français. Dans son dernier numéro, l'influent hebdomadaire britannique du monde des affaires juge qu'il y a "plus inquiétant encore que la mauvaise foi" des deux principaux candidats à la présidentielle, "la possibilité qu'ils pensent vraiment ce qu'ils disent" dans leurs programmes.

Si certains internautes trouvent l'analyse juste --"tellement vraie", dit l'un d'eux, "que ce soit Hollande et Sarkozy, ils font des promesses irréalisables mais tellement vendeuses"--, d'autres dénoncent "le jugement de l'idéologie ultra-libérale". "Venant d'un pays plus mal en point que nous, cela paraît bizarre", relève un commentaire.

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