Les 500 parrains des candidats au Journal officiel

Le Journal officiel a publié samedi peu après 06H00, conformément à la loi, les noms de 500 parrains par candidat à l'élection présidentielle, tirés au sort parmi les élus qui ont apporté leur signature à l'un des dix postulants en lice.[AFP/Archives]

Le Journal officiel a publié samedi peu après 06H00, conformément à la loi, les noms de 500 parrains par candidat à l'élection présidentielle, tirés au sort parmi les élus qui ont apporté leur signature à l'un des dix postulants en lice.

Ces 5.000 noms ont été tirés au sort parmi les 14.790 parrainages qu'avait validés le Conseil constitutionnel le 19 mars.

Il s'agit d'élus - maires, députés, conseillers généraux ou régionaux, notamment - de collectivités de tailles petites, moyennes ou grandes, chaque parrainage ayant la même valeur.

Parmi les élus les plus connus dont le nom a été tiré au sort, figurent les ministres Thierry Mariani, Nadine Morano ou encore Patrick Ollier (pour Nicolas Sarkozy), les anciens ministres Alain Richard et Michèle André (François Hollande), les écologistes Yves Cochet, José Bové ou Antoine Waechter (Eva Joly), François Bayrou (pour lui-même).

A noter que Philippe Poutou (NPA) a reçu le parrainage du leader nationaliste corse Jean-Guy Talamoni, conseiller à l'Assemblée de Corse. Marine Le Pen pour sa part a été parrainée par son compagnon Louis Aliot (élu de Languedoc-Roussillon) et aussi par son garde du corps Thierry Légier, par ailleurs conseiller régional de Haute-Normandie.

47.000 élus étaient habilités à parrainer un candidat, mais en pratique, compte tenu des cumuls de mandats, ils étaient 42.000 environ.

Le système de parrainage a été institué en 1962, le nombre de signatures nécessaires étant passé en 1976 de 100 à 500, pour tenter de dissuader les candidatures farfelues.

La candidate du Front national Marine Le Pen avait saisi le Conseil constitutionnel en février dernier pour lui demander de rétablir l'anonymat des parrainages, arguant que la publicité des noms des parrains facilitait "les pressions et les menaces" sur les élus.

La haute juridiction l'avait déboutée, jugeant que la règle de la publicité n'était pas contraire au "principe du pluralisme des courants d'idées et d'opinions" d'une démocratie.

Outre Marine Le Pen, qui n'a pas rendu public le nombre exact de parrainages dont elle dispose, plusieurs candidats avaient franchi difficilement la barre, comme Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière, 521 signatures), Philippe Poutou (NPA, 572 parrainages) ou Nicolas Dupont-Aignan (708 signatures).

La surprise était venu de Jacques Cheminade, déjà candidat à l'Elysée en 1995 (0,28% au premier tour), qui est parvenu à se qualifier pour la compétition officielle en déposant 538 parrainages.

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