François Hollande évoque le risque de l'abstention

François Hollande en meeting à La Réunion Le candidat socialiste lors de son meeting sur l'île de La Réunion. [FRED DUFOUR / AFP]

François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a affirmé dimanche à Saint-Denis de La Réunion que "plus que la dispersion", "l'abstention" était "le risque" de la présidentielle 2012.

"Je pense que bien plus que la dispersion, c'est l'abstention qui est le risque dans cette élection présidentielle", a-t-il dit lors d'un point presse à La Réunion, au deuxième jour d'une tournée dans l'océan Indien, alors que des sondages montrent une abstention élevée, à 32%.

Pour lui, il n'y a "plus le souvenir du 21 avril 2002", qui avait vu l'élimination de Lionel Jospin, Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac restant en lice en finale.

"Rien n'est joué", a-t-il réaffirmé, "par rapport au premier tour, parce qu'il y a encore de la volatilité", "parce que si l'abstention est forte, tous les sondages sont démentis, je dis bien tous", "parce que dans cette élection, le premier tour va largement déterminer le second".

"Le risque d'abstention est d'autant plus élevé que la campagne officielle est encore plus cadenassée sur le plan médiatique que la précédente", a-t-il fait valoir. "Ma seule démarche: appeler au vote et convaincre que la dynamique de premier tour permettra la victoire au second". "Le sens de cette élection, c'est l'alternance. Si on ne lui donne pas de sens, si c'est simplement un ordre d'arrivée, une expression de colère (...), on aura une élection de dispersion", a-t-il jugé.

Interrogé sur Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, qui poursuit son ascension, M. Hollande a assuré: "Je dois m'adresser dans cette élection, au premier tour, aux électeurs" et non entrer "dans un débat entre candidats, et encore moins entre forces politiques".

"Ce qui doit être compris par les électeurs, est ce qui est le plus nécessaire, le plus efficace pour arriver à l'objectif". "Si les électeurs se dispersent, ça peut avoir des conséquences heureuses ou fâcheuses, chacun regardera les résultats du premier tour comme étant un élément ouvrant la victoire au second".

Pour lui, la tactique de Nicolas Sarkozy est d'"aller prendre les électeurs d'extrême droite et d'espérer que la gauche étant dispersée, je ne sois pas au plus haut au premier tour", a poursuivi le député.

"Si vous me demandez ce qu'il faut que je fasse, des propositions différentes de celles que j'ai présentées pour aller chercher ces électeurs, non je ne crois pas que ce soit la bonne solution. La bonne solution est de montrer la cohérence d'un projet, la volonté d'une victoire", a-t-il assuré.

"La grande différence par rapport à Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou -- je ne parle même pas de Marine Le Pen --, moi j'ai comme devoir de gagner et donc d'être au second tour. Ce n'est pas aussi simple qu'on l'avait dit", a-t-il observé.

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