Hollande ne se "satisfait pas" des sondages favorables pour le 2e tour

François Hollande, candidat PS à l'Elysée, a affirmé à Tours qu'il ne se "satisfaisait pas simplement des sondages" qui lui sont favorables au second tour et a affirmé que le meeting de Rennes mercredi, avec Ségolène Royal, était le symbole de l'union de "la gauche" et des socialistes.[AFP]

François Hollande, candidat PS à l'Elysée, a affirmé à Tours qu'il ne se "satisfaisait pas simplement des sondages" qui lui sont favorables au second tour et a affirmé que le meeting de Rennes mercredi, avec Ségolène Royal, était le symbole de l'union de "la gauche" et des socialistes.

"Je pourrais regarder les chiffres du second tour, ceux qui sont annoncés dans les sondages qui me proclament victorieux avec des marges considérables. Et alors, et si le premier tour n'est pas réussi ? Alors ce sera une autre campagne qui commencera. Il y a une étape à franchir, je ne me satisfais pas simplement de sondages tout à fait favorables pour le second tour", a-t-il dit à la presse, à l'issue d'un meeting en plein air mardi midi.

"Pour avoir un bon résultat au second tour, il faut avoir également un bon score au premier", a-t-il répété. "C'est pourquoi je fais campagne".

Interrogé sur la symbolique du meeting de Rennes mercredi, qu'il doit tenir avec Ségolène Royal, la candidate de 2007 et son ex-compagne, il a répondu: "toutes les personnalités, celles qui étaient aux primaires - la première secrétaire du parti (Martine Aubry) -, d'autres qui ont eu des fonctions éminentes - Laurent Fabius - tous ceux qui veulent la réussite sont mobilisés, c'est ça le sens de notre déplacement demain à Rennes et il y aura des milliers de personnes qui veulent avoir cette conviction que la gauche et les socialistes sont unis".

"Ségolène, c'était elle qui portait nos espoirs en 2007, qui a fait une campagne difficile, qui a souffert justement de ne pas avoir l'unité suffisante derrière elle. Cette fois-ci l'unité elle est totale. Elle est plus qu'aucune autre consciente du rassemblement", a-t-il dit, ajoutant: "elle est aujourd'hui pleinement dans la campagne que je mène".

Interrogé sur la dynamique de Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, il a dit que les "compliments" que lui fait Nicolas Sarkozy "doivent interpeller. Dire tant de bien d'un candidat de gauche de la part d'un candidat de droite, c'est pas simplement qu'il en a eu la révélation, c'est qu'il en a quelque intérêt".

Alors que le candidat de l'UMP a assuré mardi que ses comptes de campagne de 2007 n'avaient été contestés par personne, M. Hollande a souligné: "la justice est en train de faire des investigations" pour voir "s'il y a eu des financements qui n'auraient pas dû venir. Moi je n'ai pas d'information, donc je n'ai pas ici à faire de commentaire".

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