Le Front de gauche emprunte un million d'euros

Le Front de gauche va contracter un nouveau prêt allant jusqu'à 1 million d'euros pour finir la campagne, voyant ainsi son budget global passer de 2,5 à 3,5 millions d'euros, fort des sondages qui placent parfois Jean-Luc Mélenchon en troisième homme de la présidentielle.[AFP]

Le Front de gauche va contracter un nouveau prêt allant jusqu'à 1 million d'euros pour finir la campagne, voyant ainsi son budget global passer de 2,5 à 3,5 millions d'euros, fort des sondages qui placent parfois Jean-Luc Mélenchon en troisième homme de la présidentielle.

Lors d'un point-presse au siège du FG aux Lilas (Seine-Saint-Denis), François Delapierre, directeur de campagne, a déclaré : "nous allons devoir contracter un nouveau prêt", "rompant avec la prudence qui était la nôtre jusqu'à présent".

Les sondages, qui donnent désormais à M. Mélenchon 13% à 15% des intentions de votes, dépassent largement les 5% nécessaires au remboursement des frais de campagne, autour desquels le candidat du FG tournait encore à l'automne.

C'est un "prêt d'environ 1 million d'euros qu'on peut diminuer en fonction de l'ampleur des dons et souscriptions" faits au FG (jusqu'à 500.000 euros attendus), a-t-il ajouté, relevant que le budget total passerait ainsi de 2,5 à 3,5 millions d'euros.

Objectif: "prendre de plus grosses salles, financer les sonorisations qui vont avec, et mettre en place des initiatives nouvelles", comme le meeting à Grigny (Essonne) le week-end dernier ou un pique-nique à Pau le 15 avril.

Une "accélération des meetings" est d'ailleurs prévue cette semaine, entre Vierzon (Cher) ce mardi, Limoges mercredi et Toulouse en plein air jeudi.

La Place du Capitole "pourrait s'avérer trop petite" avec ses "30.000 personnes bien tassées" que "seules des victoires en rugby arrivent à rassembler dans cette ville", selon M. Delapierre. Une sonorisation a été prévue "sur l'avenue d'Alsace derrière la mairie pour porter à 50.000 le nombre de gens qui pourront suivre le meeting", a-t-il ajouté.

Suivront notamment Marseille le 14 avril où le bras de fer continue avec la mairie UMP pour l'accès à la plage du Prado ("nous ferons Plage au peuple!"), puis Paris porte de Versailles pour le dernier meeting le jeudi 19 avril où 60.000 personnes sont attendues.

A trois jours du premier tour, le FG veut en faire un "moment de rassemblement national", avec partout en France des "réunions d'appartements, dans les cafés, des rassemblements sur des places ou des projections en plein air sur des façades de bâtiment".

La soirée électorale du 22 avril se tiendra en plein air Place Stalingrad à Paris, là où M. Mélenchon avait tenu son premier meeting de candidat en juin 2011.

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