Renseignement: Assouline "convaincu que les auditions auront lieu"

Le sénateur PS David Assouline s'est dit mardi "convaincu" "qu'à un moment ou un autre" les directeurs des services de renseignement seraient auditionnés au Sénat et il a renouvelé son appel au gouvernement de retirer son interdiction.[AFP/Archives]

Le sénateur PS David Assouline s'est dit mardi "convaincu" "qu'à un moment ou un autre" les directeurs des services de renseignement seraient auditionnés au Sénat et il a renouvelé son appel au gouvernement de retirer son interdiction.

Après les tueries de Mohamed Merah, la commission sénatoriale pour le contrôle de l'application des lois --que préside David Assouline-- a programmé des auditions dont celles d'Erard Corbin de Mangoux, directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), et de Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur (DCRI). Les ministres de l'Intérieur Claude Guéant et de la Défense Gérard Longuet ont refusé d'autoriser ces auditions.

"Nous allons poursuivre le travail et j'ai la conviction, qu'à un moment ou un autre, avant que nous ayons fini nos travaux et que nous ayons à légiférer, les directeurs des services de renseignements seront auditionnés par ma commission comme nous l'avions souhaité", a déclaré M. Assouline lors d'une conférence de presse.

"Nous continuerons à demander aux ministres de retirer cette interdiction", a-t-il ajouté.

"Il s'agit, à la suite des événements tragiques de Toulouse et de Montauban et pas sur ces événements, d'apporter un éclairage, un diagnostic, une expertise sur l'état de la législation de la lutte contre le terrorisme", a expliqué le sénateur.

Il s'agit d'"éclairer le débat après les intentions manifestées par le président de la République de légiférer à nouveau dans un délai très bref puisque c'est la semaine prochaine qu'un projet de loi serait à l'ordre du jour du conseil des ministres".

L'élu PS de Paris a réfuté les arguments avancés par les ministres. "Nous ne cessons d'auditionner des fonctionnaires qui ont comme première responsabilité d'appliquer la loi" et "il ne s'agit pas (pour eux) de se prononcer sur les enjeux de la campagne électorale, ni même sur une loi, mais sur ce qui existe", a-t-il développé. "Ils avaient le loisir de refuser de répondre aux questions s'ils l'estimaient nécessaire".

"Si le débat n'a pas lieu, si on donne l'impression que des choses se font toujours dans l'ombre et dans l'opacité alors on laisse se développer toutes les théories complotistes", a encore jugé M. Assouline.

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