Pour Hollande, Sarkozy ne répond pas sur son financement

François Hollande a dénoncé vendredi "une méthode" de Nicolas Sarkozy pour esquiver les questions sur le financement de sa campagne, en réponse aux propos du président-candidat UMP sur "un système mafieux" PS dans les Bouches-du-Rhône.[AFP]

François Hollande a dénoncé vendredi "une méthode" de Nicolas Sarkozy pour esquiver les questions sur le financement de sa campagne, en réponse aux propos du président-candidat UMP sur "un système mafieux" PS dans les Bouches-du-Rhône.

C'est "une méthode pour ne pas répondre à la question qui lui était posée, qui concernait le financement de sa propre campagne, des soupçons qui existent et ce qui s'est passé aussi en 1995 dans la campagne Balladur", a déclaré le candidat PS à la presse, en marge d'un déplacement à Vaulx-en-Velin (Rhône).

Sur RTL, M. Sarkozy venait de démentir à nouveau tout financement illégal de sa campagne présidentielle, ajoutant qu'il faudrait demander à M. Hollande "pourquoi, en dix ans de Parti socialiste, il a pu laisser la fédération des Bouches-du-Rhône avec un système mafieux de financement" et poser également des questions sur le Pas-de-Calais.

"J'ai été Premier secrétaire du PS pendant dix ans, eh bien il n'y a eu aucune procédure qui a été engagée dans quelque fédération que ce soit", a rétorqué M. Hollande. "S'il y en avait eu, j'aurais immédiatement procédé à un certain nombre de sanctions".

Donc, Nicolas Sarkozy "est une nouvelle fois mal inspiré, peut-être parce qu'il avait des inquiétudes", a poursuivi le candidat socialiste.

Concernant les Bouches-du-Rhône, aucune procédure judiciaire ne concerne la fédération, "cela concerne une personne qui n'est plus d'ailleurs au PS", a ajouté le député de Corrèze, à propos de Jean-Noël Guérini, président du conseil général.

M. Guérini, également sénateur et dont l'immunité parlementaire a été levée à la mi-mars pour le contraindre à répondre aux convocations du juge d'instruction, est mis en examen depuis le 8 septembre 2011 dans une affaire de marchés publics impliquant son frère Alexandre, patron de décharges.

Visé par des soupçons de prise illégale d'intérêt, trafic d'influence et association de malfaiteurs, l'élu s'était immédiatement mis en congé lui-même du PS "pour ne pas gêner (ses) camarades", alors que démarrait la campagne présidentielle avec le processus de la primaire.

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