Le MoDem contraint de tailler dans ses effectifs salariés

Le leader du MoDem, François Bayrou, donne une conférence de presse à Paris, le 30 juin 2012[AFP/Archives]

Après ses échecs électoraux, le MoDem de François Bayrou est contraint de tailler dans ses effectifs et ne peut garder que cinq à six postes, contre 26 salariés actuellement, a indiqué vendredi le trésorier du parti, Jean-Jacques Jégou.

Les 26 salariés ont été officiellement informés mardi de ces difficultés financières, précise M. Jégou confirmant une information du site de l'heddomadaire Marianne.

Après son échec aux législatives, le parti de François Bayrou va passer de 3,5 millions d'euros d'aides publiques par an à 660.000 euros (1,3 million en comptant les cotisations de ses élus).

En conséquence, "le MoDem n'a la possibilité que de garder cinq à six postes en fonction de sa masse salariale qui sera de 255.000 euros en 2013. On est comme une entreprise qui n'a plus de client et plus de chiffre d'affaires", a expliqué à l'AFP M. Jégou.

Parmi la demi douzaine de postes conservés figurent ceux affectés à l'accueil, au service adhésion, à la comptabilité et aux relations avec la presse, avec une obligation de polyvalence.

"Tout le monde recevra une lettre d'entretien préalable avant licenciement. En réalité, il restera au MoDem plus de six postes parce qu'on ne compte pas dedans les collaborateurs des élus ou les salariés d'un institut de formation mais on fera au moins une quinzaine de licenciements réels", a précisé M. Jegou.

"Je ferai une deuxième réunion mardi prochain avec les délégués du personnel et ensuite je recevrai les personnes une à une pour voir ce qu'elles souhaitent et examiner leur situation personnelle", a annoncé l'ancien sénateur selon qui le coût pour le parti des indemnités de licenciements économiques devrait s'élever à 440.000 euros sur le budget 2012.

"Je fais ce travail en mon âme et conscience et ce n'est pas un travail très agréable", a confié Jean-Jacques Jégou en soulignant que certains des salariés sur la sellette étaient employés par le MoDem ou l'UDF depuis 20 à 25 ans.

"Mais, on n'est pas en faillite, on n'est pas ruiné. On a des locaux qui sont à nous et on va pouvoir redémarrer avec près d'une douzaine de personnes", a précisé le trésorier qui envisage de louer une partie du bâtiment du MoDem, rue de l'Université (7e) pour renflouer les caisses.

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