Valérie Pécresse craint pour l'emploi

L'ancienne ministre du Budget Valérie Pécresse entourée de son successeur à ce poste Jérôme Cahuzac (d) et de Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances (g), lors de la cérémonie de passation de pouvoirs, le 17 mai 2012 à Paris[AFP]

L'ancienne ministre UMP du Budget Valérie Pécresse redoute que la conférence sociale ne fasse une "victime, l'emploi" et met en garde contre une réunion qui ne donnerait lieu qu'à des "palabres".

"J'ai peur que cette conférence sociale ne fasse une victime: l'emploi", a-t-elle dit lundi sur France Inter.

"Parce que, très paradoxalement, toutes les premières décisions du gouvernement (...) me paraissent porter atteinte à la fois au pouvoir d'achat, à l'emploi et à la compétitivité de notre pays", a poursuivi la députée UMP des Yvelines.

"Si cette conférence sociale est uniquement là pour la palabre et pas pour la décision, je crains qu'on ne perde beaucoup de temps pour l'emploi", a-t-elle poursuivi.

"Aujourd'hui, on sait ce qu'il faut faire (...). On sait qu'il faut faire baisser le coût du travail (...). On sait qu'il faut un choc de compétitivité pour l'économie française qui aujourd'hui n'exporte plus. On sait qu'il faut empêcher les délocalisations et que cela passe nécessairement par une politique d'innovations et par une meilleure formation", a souligné l'ancienne ministre.

"Je ne suis pas sûre que ce soient ces pistes qui soient retenues" lors de la conférence sociale, a-t-elle souligné.

Selon elle, "la rigueur de gauche sera plus brutale, plus hypocrite et plus douloureuse pour l'emploi que la rigueur de droite".

"Il faut baisser le coût du travail en France", a-t-elle conclu.

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